dimanche 18 février 2018

Pornarina

Raphaël EYMERY

Quatrième de couverture

Depuis des décennies, Pornarina ensanglante secrètement l’Europe. Les rares à connaître son existence – les pornarinologues – l’ont surnommée la-prostituée-à-tête-de-cheval. Elle serait coupable de dizaines d’homicides.
À plus de quatre-vingt-dix ans, le Dr Blažek est un tératologue renommé. Il vit dans un château fort avec sa fille adoptive : Antonie, vingt-quatre ans. La jeune contorsionniste assiste le docteur dans sa traque obsessionnelle de Pornarina, mais s’éloigne bientôt de son père adoptif, rebutée par l'esprit communément pervers des pornarinologues.
Trouvera-t-elle son salut dans la mystérieuse figure de la-prostituée-à-tête-de-cheval?
Incroyable voyage au cœur d'une famille Addams européenne, comédie macabre qui ressuscite la grande tradition française du théâtre de Grand-Guignol, Pornarina séduit par son audace littéraire, sa constante inventivité, et explore, sur fond de guerre des sexes, le thème de la mythification des tueurs en série.

Mon avis

Je me pose cette question, j'ai fini "Pornarina" mais j'ai lu quoi au juste…?
Un roman fantastique, un thriller, un fantasme masculin poussé à son paroxysme (et je devrais dire même deux!), un roman surréaliste … ? 
Bon, c'est vrai, j'aime ce qui est déjanté, étrange. J'aime trouver de l'originalité et des découvertes dans mes lectures.  J'aime aussi la "Famille Addams", les oeuvres qui parlent de tueurs en série… 
et j'ai trouvé ce roman plutôt bien écrit. 
Donc, il a tout pour me plaire… Mais je ne sais pas à qui, dans mon entourage je pourrais conseiller cet ouvrage! 

Voici l'avis de Laurence, ma prêteuse de fille! 
ICI

jeudi 15 février 2018

Maudit printemps

Antonio MANZINI

Quatrième de couverture 

Chiara Breguet, héritière d'une riche famille d'industriels du Val d'Aoste, étudiante brillante admirée de ses pairs, n'a plus donné de ses nouvelles depuis plusieurs jours. 

Persuadé que cette disparition est inquiétante, Rocco Schiavone se lance dans une course contre la montre pour sauver la jeune femme et découvrir ce que dissimule la façade impeccable de ce milieu nanti. 

Pendant ce temps, la neige tombe sur Aoste en plein mois de mai, et cette météo détraquée ne fait qu'exacerber la mauvaise humeur légendaire de Rocco. Une nouvelle enquête de Rocco Schiavone, le flic râleur et macho qu'on adore détester !

Traduit de l'italien par Samuel Sfez.

Mon avis

J'ai lu, à droite et à gauche différents avis, tous semblent tendre vers l'irascibilité du héros! Acariâtre, aigri, macho… Je ne l'ai pas trouvé si insupportable que ça… J'ai même pensé que pour exercer ce métier il fallait être solide, ne pas s'embarrasser de préliminaire et agir! J'ai trouvé que les relations avec ses collègues étaient saines.

Agir c'est ce qu'il fait en enquêtant sur la disparition ce Chiara.
Comme toujours dans les cas de disparitions et d'enlèvements, il faut aller vite, très vite et ne pas s'embarrasser de détails de procédure.
Du lundi au jeudi, le vendredi étant un autre jour!… 
Nous suivons Chiara avec angoisse, mais pas uniquement…nous vivons avec notre héros d'autres évènements, parfois venus de son passé.

Un bon moment de lecture, sans plus pour moi! 

mardi 13 février 2018

Ce que le mirage doit à l'oasis

Yasmina KHADRA

Quatrième de couverture

"Mon histoire avec 
le livre, le désert et les Hommes, 
c'est l'histoire d'un partage, 
l'histoire d'un amour vieux 
comme le monde, l'amour du rêve…" 

Ainsi parle Yasmina Khadra qui entreprend de raconter le désert, comme il l'a connu dès son enfance, en Algérie. Dans cet exercice d'auto fiction, le célèbre romancier emmène le lecteur dans l'immensité des lieux, si arides en apparence et pourtant si vivants, où la musique rythme la poésie et les mirages accouchent toujours d'oasis…


Mon avis

C'est tout en poésie que Yasmina Khadra nous parle du désert, de celui de son enfance, mais aussi du désert éternel, de celui qui nous envoute, nous séduit.
Entre souvenirs et légendes, enfance heureuse et luttes désespérée des siens… C'est plus un vibrant hommage à ce que furent ses ancêtres, une vie foisonnante au delà des apparences.


Ce livre, cette autobiographie est un "beau livre".

Il est illustré par Lassaâd Metoui.
Né à Gabès au sud de la Tunisie, dans une oasis entre sable et mer, Lassaâd Metoui est, à l'instar
de Yasmina Khadra, un enfant du désert. Formé très jeune à la calligraphie, il est devenu dans cette discipline traditionnelle un artiste majeur, tout en le faisant évoluer vers une plus grande modernité, qui transcende les cultures.


Mon avis

J'ai été séduite aussi par les illustrations.
J'ai fait quelques photos, j'ai eu beaucoup de difficultés pour faire des choix, tant les oeuvres sont belles!
Juste pour se faire une petite idée avant d'aller plus loin dans ce magnifique désert!


 Danse du vent 1 (page 148)  Poète 4  (page 162)


    Belle de nuit (page 56)            L'esprit (page 21)


L'amour tendresse (page 47)

Un livre à déguster, à feuilleter .
Un livre plaisir!


lundi 12 février 2018

Frede

Denis COSNARD

Quatrième de couverture:

  C’est une femme de la nuit, qui apparaît dans "Remise de peine" de Patrick Modiano. Elle a les yeux bleu vert, de longs cils, une chevelure brune, un air de chat et de garçonne. Elle s’appelle Frede. Ce nom de scène aussi énigmatique qu’un sphinx méritait une enquête, car il masque une extravagante conquérante du cœur féminin. 
  Dans le Paris des années folles où poussent comme des fleurs vénéneuses des cabarets pour femmes, Frede ensorcelle les plus belles : Anaïs Nin, Marlene Dietrich, l’actrice mexicaine María Félix ou encore la jeune Lana Marconi, dernière épouse de Sacha Guitry. Dans ses établissements de Montparnasse, de Biarritz, du Cap d’Antibes et des Champs-Élysées, la nouvelle reine de la fête attire, sur un rythme diabolique, les heureux et les damnés : Juliette Gréco, Orson Welles, Marlon Brando, Françoise Sagan, Brigitte Bardot, Sacha Distel, Michel Déon… Elle envoie les mœurs valdinguer, brise les cœurs et les conformismes. Dans ce ballet des ombres, Frede est la première à laisser danser des femmes ensemble, joue contre joue. 
  Voici le récit d’une affranchie et d’une France clandestine, aussi captivant et précis qu’un rapport de la Brigade mondaine. En compagnie de Frede, tendre est la nuit : aucun lecteur, aucune lectrice ne peut lui résister…

Ma rencontre avec l'auteur

C'est lors du dernier festival de la biographie ICI que j'ai croisé Denis Cosnard.
S'il devait me lire, il découvrirait combien j'ai été  confuse… 
Je ne le connaissais pas, je venais pour Yasmina Khadra… 
Après réflexion j'ai pensé combien il devait être agacé de répondre que son voisin n'était pas là!
J'ai donc fait la connaissance d'un jeune auteur charmant… n'a-t-il pas souri en me répondant ? … Passioné par Modiano, il a découvert dans l'oeuvre du prix Nobel 2014  "Frede" . Je partais donc avec "Frede" et une jolie dédicace! 
J'ai ainsi découvert Cosnard et l' étonnante Frede!


Encore Merci monsieur!

L'auteur

Né à Rennes, Denis Cosnard a suivi des études de droit et de sciences politiques avant de devenir journaliste. Il est chef de service aux Echos, spécialiste des questions industrielles. Passionné de littérature, il a beaucoup travaillé sur les œuvres de Georges Perec et Patrick Modiano.
Dans la peau de Patrick Modiano (Fayard, 2011) est son premier ouvrage où se rejoignent son goût de l'enquête et son amour des livres. 

(Source Babelio.).

Mon avis

Je ne la connaissais pas du tout, je n'avais même jamais entendu parler d'elle, et pourtant j'ai très vite été séduite par Suzanne Jeanne Baulé dite "Frede"(1914-1976). 
Est-ce l'écriture de Denis Cosnard ou le personnage raconté ? Est-ce la façon dont l'auteur a découvert "Frede" dans l'oeuvre de Modiano ou Anne-Marie et ses recherches qui m'ont séduite ? 
Ce ne sont pas les rencontres qu'elle fait (même si elles peuvent paraitre extraordinaires) qui m'ont fait l'aimer , mais plutôt par sa façon d'aborder la vie, de vivre sa différence, de gérer ses affaires à une époque où les choses n'étaient pas simple pour les femmes, pas évidentes pour les homosexuels (hommes ou femmes).
Cette femme est hors du commun. Sa mère est hors du commun dans l'amour qu'elle lui porte, dans l'acceptation des différences de sa fille!
Alors oui, cette femme libre, indépendante je l'ai aimée, je l'ai admirée!
Bien sûr, c'est peut-être plus facile d'exister différemment dans les milieux artistiques.
Bien sûr, elle fait des fabuleuses rencontres et à des amours exceptionnelles… 
Mais c'est une femme exceptionnelle, et ce qu'elle vit ne peut être que hors du commun!

J'ai passé un bon moment en lisant cette biographie. J'ai aimé l'écriture. 

vendredi 9 février 2018

Elle était une fois…

Frédérique HÉBRARD

Quatrième de couverture 

«L’ai-je vécu ? L’ai-je rêvé ? 
Peu importe : je vous le raconte.» 

À la veille de ses quatre-vingt-dix ans, Frédérique Hébrard, l’auteur du Château des Oliviers, de La Demoiselle d’Avignon, de La Chambre de Goethe et de tant d’autres succès, se raconte à la première personne. Une vie d’artiste, entre ombre et lumière, qui affiche avec pudeur les cicatrices du bonheur.


Ma rencontre avec l'auteur

C'est lors du dernier festival de la biographie ICI que je rencontrais cette jolie dame.

je lui demandais quel livre elle me conseillait…" Mon dernier, me dit-elle, c'est ma vie… vous saurez tout de moi, ou presque!"






Merci Madame pour ce gentil mot!

L'auteur 

Frédérique Hébrard est la fille de l'académicien André Chamson (1900 -1983) essayiste, historien et romancier français et de Lucie Mazauric , (1900 - 1983) conservatrice de musée. Elle a pris pour pseudonyme le nom de sa grand-mère maternelle.
Cette fille de conservateurs du patrimoine assistera ses parents lors du sauvetage des oeuvres du Louvre pendant la guerre.
Elle se marie le 6 septembre 1949 avec le comédien Louis Velle. Ils ont trois enfants : Catherine, Nicolas et François Velle.

Mon avis
Née dans une famille qui sent bon l'amour, la lavande et le thym Frédérique Hébrard nous raconte, avec des mots simples sa vie entre Cevennes et Nîmes, entre Mémé et ses parents… Beaucoup de bonheur, de tendresse et cet apprentissage de la vie, ses premiers pas, ses premières lectures et surtout les jolis mots de sa grand-mère vont la marquer à vie!
Malgré la guerre, les restrictions, la peur aussi, comme il est doux que les marques de la vie, les souvenirs d'enfance soient malgré tout de si beaux souvenirs!
Frédérique nous parleras de sa vie, très peu de sa vie avec Louis Velle, de la naissance de ses enfants.
Elle parlera bien davantage de ses rencontres, de la façon dont elle devint écrivain, puis scénariste. Fidèle sans doute à son enfance, elle ne nomme jamais les personnes qui l'ont fait souffrir…mais rend hommage à ceux qui l'ont aidée, aimée.
Elle reste très pudique sur le viol dont elle fut victime, mais aussi sûr "son gentil petit cancer"!
Une lecture tendre et douce, sans doute comme cette dame qui me reçut avec son si joli sourire.

mercredi 7 février 2018

L' avare

MOLIÈRE

Quatrième de couverture

Édition présentée, établie et annotée par Georges Couton.

Harpagon est l'une des plus grandes créations de Molière. Tout, dans cet homme, respire l'avarice et la décrépitude. Rongé par une maladie de corps, Harpagon l'est aussi par une maladie de l'âme. Usurier, il prête à des taux exorbitants, calcule, évalue tous les objets qui l'entourent. Dans cette atmosphère poussiéreuse et sordide, où fusent les mots féroces, le père usurier s'oppose au fils emprunteur. L'avarice détruit l'amour filial, l'amour paternel, l'amour quel qu'il soit. La cassette remplie d'or enterrée dans le jardin est l'âme, le cœur, le souffle même d'Harpagon. Les retrouvailles d'un homme et d'une cassette sont ici le seul hymne à l'amour.


Mon avis

L'avare n'est certes pas ma pièce préférée de Molière, mais j'aime parfois la relire. Bien sûr je l'ai étudiée en classe…il y a si longtemps… révisée lorsque mon fils à son tour l'a travaillée au collège, sa soeur lui a donné bien souvent la réplique, avant que son tour ne vienne!
J'ai souri quand mon petit-fils, sachant mon goût pour le théâtre, m'a offert à Noël une nouvelle édition de cette oeuvre (novembre 2016).
Alors, j'ai lu la préface de Georges Coulon. J'ai donc (re)découvert des anecdotes sur les origines de l'ouvrage, les difficultés de Molière. Jouée pour la première fois le 9 septembre 1668. 
Je trouve qu'encore une fois Molière est très actuel! Et si le trait de l'avarice semble forcé, j'en vois qui au dieu argent ont sacrifié honneur, famille et amour!
Merci Théo pour ce joli cadeau!

dimanche 4 février 2018

Tchat "partage lecture" Jean-Marc Dhainaut

Le 2 février dernier était organisé un tchat avec Jean-Marc Dhainaut l'auteur du roman




Ce fut une soirée agréable. L'auteur a été à notre écoute et a répondu avec bonne humeur à toutes nos questions. 
Passionné par les fantômes, mais ignorant s'ils existent ou pas ("Les fantômes ne savent pas qu'il n'existent pas" dit-il!), par le monde des médiums et le paranormal, il a comme son héros Alan Lambin, baigné dans les légendes bretonnes et normandes. 
Plus jeune il aimait regarder "La quatrième dimension", une émission fantastique qui déjà devait l'inspirer.
Il éprouve aussi un profond respect pour les combattants de la première guerre mondiale ( pour la deuxième aussi!), le "bleu horizon" de la maison étant la couleur des uniformes des soldats de la grande guerre!
Il ne vit pas (encore) de sa plume et travaille dans l'industrie automobile. Il se définit comme un "ouvrier écrivain". Il n'a pas vraiment de méthode pour écrire, quand l'inspiration est là, il pianote sur son ordinateur, il parle d'écriture par instinct
Il semble avoir beaucoup de passions, aime communiquer. Son prochain roman publié aux éditions Taurnada sortira le 8 juillet prochain ! 
Jean-Marc Dhainaut est également l'auteur de "Au delà du destin", roman de science-fiction publié en auto-édition en 2016, qui sera peut-être réédité. 
Jean-Marc Dhainaut avoue ne pas être un grand lecteur, ne pas hésiter à abandonner un livre si après cent pages il n'est pas séduit! 
Mais tout à fait entre-nous, on ne demande pas à un écrivain de lire, mais d'écrire!

mardi 30 janvier 2018

HHhH

Laurent BINET

Quatrième de couverture

Prague, 1942, opération « Anthropoïde » : deux parachutistes tchèques sont chargés par Londres d'assassiner Reinhard Heydrich, le chef de la Gestapo et des services secrets nazis, le planificateur de la Solution finale,      
le « bourreau de Prague ».

 Heydrich, le bras droit d'Himmler. 
Chez les SS, on dit de lui : « HHhH ». 
Himmlers Hirn heist Heydrich - le cerveau d'Himmler s'appelle Heydrich.


Dans HHhH, les faits relatés comme les personnages sont authentiques. Pourtant, une autre guerre se fait jour, celle que livre la fiction romanesque à la vérité historique. L'auteur doit résister à la tentation de romancer.

 Il faut bien, cependant, mener l'histoire à son terme…

Mon avis

C'est un roman surprenant. Bien écrit, agréable à lire, mais surprenant. En effet l'auteur retrace l'opération visant à assassiner Heydrich, (la bête blonde), bras droit d'Himmler. Les faits relatés sont graves, Binet veut rendre hommage à ces hommes, mais aussi à tous les anonymes qui les ont aidés… Il ne veut pas qu'on oublie!
Mais il ne veut pas d'un roman historique. Il voudrait passionner le lecteur uniquement avec des faits avérés, pas d'interprétation romancière.
Et de chapitre en chapitre, Binet nous promène au coeur de la résistance tchécoslovaque et de son désir de rester au plus proche de la réalité, de ne pas "interpréter"!

J'ai aimé ce cas de conscience, j'ai aimé cette étonnante façon de nous promener au coeur d'une réalité historique… J'ai aimé ces trois hommes, Gabcik,  Kubis, Valcik, je les cite, pour à mon tour leur rendre hommage!

Merci Laurence pour ce joli cadeau!
Son avis  ICI

jeudi 25 janvier 2018

Le Turquetto

Metin ARDITI

Quatrième de couverture

Se pourrait-il qu'un tableau célèbre - dont la signature présente une anomalie chromatique - soit l'unique oeuvre qui nous reste d'un des plus grands peintres de la Renaissance vénitienne : un élève prodige de Titien, que lui-même appelait "le Turquetto" (le petit Turc) ? Metin Arditi s'est intéressé à ce personnage.
Né de parents juifs en terre musulmane (à Constantinople, aux environs de 1519), ce fils d'un employé du marché aux esclaves s'exile très jeune à Venise pour y parfaire et pratiquer son art. Sous une identité d'emprunt, il fréquente les ateliers de Titien avant de faire carrière et de donner aux congrégations de Venise une oeuvre admirable nourrie de tradition biblique, de calligraphie ottomane et d'art sacré byzantin.Il est au sommet de sa gloire lorsqu'une liaison le dévoile et l'amène à comparaître devant les tribunaux de Venise… 

Metin Arditi dépeint à plaisir le foisonnement du Grand Bazar de Constantinople, les révoltes du jeune garçon avide de dessin et d'images, son soudain départ... Puis le lecteur retrouve le Turquetto à l'âge mûr, marié et reconnu, artiste pris dans les subtilités des rivalités vénitiennes, en cette faste période de la Renaissance où s'accomplissent son ascension puis sa chute.

Ma rencontre avec "L'homme au gant"     ICI

Lors de notre visite du musée Fesch d'Ajaccio, en novembre 2014 (le cardinal Fesch, demi frère de Laetizia Bonaparte, accumula au cours de son existence de véritables trésors),  au détour d'une des salles, quelle ne fut pas ma surprise en découvrant une oeuvre dont ma fille m'avait quelques jours plus tôt beaucoup parlée, suite à sa lecture de " Le Turquetto" de Metin Arditi.
Alors, je ne sais plus… L'oeuvre serait différente de celle exposée au Louvre…peu importe.
Ma fille était si enthousiaste après la lecture de ce roman, que cette découverte fut pour moi un petit plus dans ma visite.
Quelques années plus tard, Noël dernier pour être précise, j'ai eu la bonne surprise de trouver sous le sapin ce joli roman, merci Laurence!
L'avis de Laurence   ICI

Mon avis

Metin Arditi nous raconte l'histoire de Elie Soriano, juif ottoman, qui, pour pouvoir peindre devient "le Turquetto". 
C'est l'occasion pour l'auteur de nous faire découvrir la Constantinople des années 1520, la pauvreté, les différences entre les religions et surtout les relations entre ces peuples de religions et coutumes différentes. Puis la Venise de la Renaissance avec sa beauté, sa richesse, ses bas-fond et sa puanteur.
En donnant à son jeune héros un regard acéré sûr le monde et les hommes qui l'entourent et le talent d'un grand peintre, il l'oblige à tricher pour pouvoir apprendre, pour exercer son art.
Parce qu'en ces temps de Renaissance, les religions sont puissantes…
Si comme le suggère l'auteur, "L'homme au gant" n'est pas l'oeuvre du Titien, alors l'autodafé est réelle, et nous sommes privés du sublime, "le Turquetto" a droit à une réhabilitation.
Si l'auteur a juste profité d'un doute sur la signature de l'oeuvre, il a bien fait, car grâce à ce subterfuge, j'ai passé de belles heures de lecture et "Le Turquetto" est devenu vivant! 

lundi 22 janvier 2018

13 à table! 2018

Pour célébrer l'amitié 

Françoise BOURDIN 
Michel BUSSI Maxime CHATTAM 
Adélaïde de CLERMONT-TONNERRE 
François d'EPENOUX Éric GIACOMETTI 
Karine GIEBEL Christian JACQ 
Alexandra LAPIERREMarcus MALTE 
Agnès MARTIN-LUGANDRomain PUÉRTOLAS 
Jacques RAVENNE Leïla SLIMANI 

INÉDIT


Illustration de la couverture : Sempé

Cette année encore, quel plaisir que de retrouver de grands auteurs de la littérature française.
Merci à eux d'avoir mis leur plume au profit des " Restaurants du coeur".
Ne croyez pas que je sois paresseuse, que je n'ai pas envie de faire une chronique, 
mais je trouve que ce que j'ai écrit en 2017 est toujours actuel!
Je reproduis donc!

Je ne ferai pas de critique pour chacune des nouvelles. Je les ai lu dans l'ordre alphabétique des auteurs, parce que c'est ainsi qu'elles sont présentées. J'ai donc résisté à les lire en fonction de mes goûts littéraires. 
Ne mettez pas ce petit livre de côté, n'hésitez pas à le lire, comme moi peut-être découvrirez-vous certains auteurs, peut-être serez-vous heureux de retrouver vos favoris, et ne serez-vous pas mécontent de relire certains "boudés".

J'ai retrouvé dans "Le monde est petit" de Agnès Martin-Lugan les personnages de "Merci la maîtresse" (2017 Thème anniversaire). Une belle idée d'auteur! 

dimanche 14 janvier 2018

De la terre dans la bouche

Estelle THARREAU

Présentation de l'éditeur

Les vieux de Mont-Éloi savent pourquoi ils s'aiment ou se détestent, même si les autres l'ignorent. La seule histoire à laquelle il faut croire est celle qu'ils ont écrite au musée de la Chênaie.
Elsa refusera cette vérité lorsque sa grand-mère lui léguera une maison perdue dans la forêt, à deux pas d'un village martyr.

Quarante années ne seront jamais suffisantes pour oublier et chasser les fantômes du passé.


Mon avis

C'est ma troisième rencontre "livresque" avec Estelle Tharreau, c'est aussi son troisième roman après "L'orage" et "L'impasse" et je suis toujours aussi séduite. 

L'histoire commence en décembre 1986. En léguant une maison à sa petite fille Elsa, Rose Amiotte ne transmet pas simplement un bien, mais une histoire, l'histoire d'un village et son histoire. Surprise par ce bien dont elle ignorait l'existence, Elsa va découvrir, avec le passé de son aïeule, ses propres origines. 
"La braconne" n'est pas, contrairement à toute attente, une ruine au milieu de nulle part. C'est une petite maison bien entretenue… par Georges et son petit-fils Frédéric Prévalin.

Les horreurs de la guerre, des hommes et des femmes devant faire des choix, devant vivre, survivre…se nourrir, protéger leurs enfants… leurs parents parfois… La peur, la violence, la haine, La Misère!
Et parfois, au croisement d'une vie, l'amour, la tendresse, la générosité, L'Espoir!
Des gens "ordinaires", qui ne demandaient qu'à vivre en paix, ces anonymes qui forment un peuple et qu'on oublie bien vite, bien trop vite! L'auteur les décrit avec talent, leur rend un vibrant hommage. Les choix sont si difficiles en ces temps de guerre. 
Comme dans ses autres romans, Estelle Tharreau ne nous ménage pas. Le suspense est présent jusqu'au bout. Les personnages sont forts, bien décrits, vivants. 
J'ai pleuré en lisant certains passages, je ne suis pas particulièrement émotive et pourtant les larmes coulaient! Toutes ces vies gâchées, mais toutes ces vies sauvées aussi… Toutes nos vies!
Merci Estelle de ne pas oublier, de nous permettre de nous souvenir de ces hommes, de ces femmes, de leurs combats, de parler aujourd'hui en leur nom! Et de le faire avec talent! 

Merci aux éditions Taurnada et à Joël Maïssa pour ce partenariat.