mercredi 31 mai 2017

Et pendant ce temps Simone veille!

Sur une idée folle de Trinidad, 
une pièce de Corinne BERRON, BONBON, Hélène SERRES, Vanina SICURANI et TRINIDAD.
Textes des chansons de Trinidad.

À la fin du spectacle, j'ai eu ce désir fou de récupérer le texte!



Et moi qui suit plutôt discrète, qui n'aime pas déranger les artistes, 
j'ai eu cette envie irrésistible de faire signer le livret! 



Nous avons, il y a quelques semaines assisté à la représentation de la pièce
 ICI .

En lisant cette pièce, j'ai pu apprécier les remarques et les mises au point de Simone. 
Son regard sur les hommes et les femmes, ses commentaires, son retour sur les lois, l'évolution… 
Des rappels sur les lois, sur les années 70 riches en évolutions. 
Des regards sur les lenteurs du peuple français, 
trop souvent à la traine pour promulguer et faire adopter les lois.

dimanche 28 mai 2017

Un fils en or

Shilpi Somaya GOWDA

Quatrième de couverture

Anil est un jeune Indien qui commence des études de médecine dans le Gujarat puis part faire son internat aux États-Unis. Sa redoutable mère rêve pour lui d’une union prestigieuse. Or, depuis qu’il est petit, elle le sait très proche de Leena, la fille d’un métayer pauvre. Quand celle-ci devient une très belle jeune fille, il faut l’éloigner, en la mariant au plus vite. 

Les destins croisés d’Anil et de Leena forment la trame de ce roman – lui en Amérique, qui est loin d’être le paradis dont il rêvait ; et elle en Inde, où sa vie sera celle de millions de femmes victimes de mariages arrangés. Ils se reverront un jour, chacun prêt à prendre sa vie en main. Mais auront-ils droit au bonheur?
Traduit de l'anglais (Inde) par Josette Chicheportiche.

Anil et Leena sont amis d'enfance. Très tôt, avant même qu'ils se rendent comptent des liens qui les unissent, ils vont être séparés. Anil part aux États-Unis compléter ses études de médecine et Leena est mariée.
Anil, son insertion dans une université du Texas, sa rencontre et sa vie avec des compatriotes, son amour pour Amber jeune texane. Ses espoirs, ses déceptions… Il semble déçu qu'Amber n'ai pas parlé de lui à sa famille, et pourtant il n'a pas non plus mentionné cette liaison à la sienne. C'est le poids de la tradition, la pression des familles, le racisme et la peur de l'autre, de la différence quelque soit l'origine. Pourtant j'ai trouvé qu'il s'en sortait plutôt bien.
Mais ma préférence va à Leena. On ne sait pas trop si elle est achetée ou vendue, tant les transactions sont floues. Elle doit se marier, alors, malgré l'interdiction, il y a la dot, les échanges de cadeaux…et pour elle c'est l'horreur. Une vie d'esclave… jusqu'au jour où elle s'enfuit. C'est alors la honte! Personne ne lui demande pourquoi elle est partie… Elle est de toute façon coupable. Je l'ai trouvé forte, courageuse. J'ai aimé cette femme, ce sont les femmes comme elles qui font bouger les choses.
Un bon moment de lecture!

dimanche 21 mai 2017

La marque de Windfield

Ken FOLLETT
Couverture: James Tissot, La demoiselle d'honneur (détail)

Quatrième de couverture

L'auteur du "Code Rebecca" et de l'inoubliable fresque des "Piliers de la Terre" nous emmène ici avec sa prodigieuse science de l'intrigue, au coeur de l'Angleterre victorienne.
En 1866, plusieurs élèves du collège de Windfield sont les témoins d'un accident au cours duquel un des leurs trouve la mort. Mais cette noyade est-elle vraiment un accident? Les secrets qui entourent cet épisode vont marquer à jamais les destins d'Edward, riche héritier d'une grande banque , de Hugh, son cousin pauvre et réprouvé, de Micky Miranda, fils d'un richissime Sud-Américain. Autour d'eux, des dizaines d'autres figures s'agitent, dans cette société où les affaires de pouvoir et d'argent, de débauche et de famille, se mêlent inextricablement derrière une façade de respectabilité…
Traduit de l'anglais par Jean Rosenthal.

Ken Follett nous entraîne dans l'univers financier londonien de la fin du XIXème siècle.  
C'est au collège de Windfield que nous découvrons un groupe de jeunes garçons. La journée est chaude, ils sont consignés pour un histoire de larcin, ils font le mur pour aller se baigner. Un drame: Peter Middleton se noie! Accident? Crime?
Histoires d'amours, d'ambitions, rivalités, manipulations … L'auteur ne nous épargne pas.
L'époque est, comme toujours avec Follett, très bien décrite. 
Les années passent, nos héros grandissent…
On s'attache aux personnages, les gentils…trop gentils sans doute… et les méchants… très très méchants bien sûr! 
C'est un beau roman, les intrigues sont bien menées, le suspens présent, nous craignons pour nos favoris. Un beau moment de lecture!

lundi 15 mai 2017

La puissance de l'amour — Seul rempart contre nos sociétés.

Guy VERGER

Quatrième de couverture

La puissance de l’amour a joué deux rôles essentiels dans notre vie de couple et de famille recomposée. D’abord, l’amour nous a unis et soudés jusque dans les pires moments. Ensuite, l’amour que notre couple a développé pour les autres afin de les aider comme nous le pouvions. Nous étions convaincus que face à nos sociétés déshumanisantes, seul l’amour pouvait être un rempart pour contrer les idéaux religieux, politiques et financiers qui corrompent tout à partir du pouvoir, du profit et de la partialité, à tel point que notre couple criera « je suis CHARLOT » en lieu et place de « CHARLIE ». La mondialisation de l’amour est pour nous l’enjeu de ce XXIe siècle.

Lorsque l'auteur parle de la femme qu'il aime, avec laquelle il a vécu pendant vingt-trois années, on ressent son émotion. La disparition de cette femme, le vide qu'elle laisse, son absence, Guy Verger raconte avec émotion. On ressent tout son amour, toute la tendresse qu'ils partageaient… 
Nous trouvons cet amour dans le prologue, dans l'introduction. 
C'est peut-être parce qu'ensuite il se perd, entre les souvenirs de leurs engagements, les siens et ceux de sa compagne qu'il ne la nomme qu'à la fin de l'ouvrage…À plusieurs reprises je me suis demandée quel était le prénom de cette femme aimée, vérifiée que je n'avais pas omis ou oublié… Son doux prénom il le dépose comme une fleur à la fin du livre!
Politique, religion, philosophie, engagement syndical, corruption, l'auteur parle à bâton rompu, cherche des définitions dans les dictionnaires, parle de ruptures familiales, d'amour amitié, d'amour platonique (sans le nommer) de sa vision de la sexualité… c'est beaucoup pour 110 pages. Il a tant de choses à dire, à écrire, pour se souvenir de cet amour qu'il semble se perdre.
C'est dommage, parce que son écriture est agréable, les idées qui sont les siennes, même si on ne les partage pas toutes, mériteraient d'être développées.
Et petite parenthèse personnelle, les réseaux sociaux permettent aussi aux personnes âgées et même très âgées de garder le contact avec leurs petits-enfants, de connaître leurs arrière-petits-enfants…Parce que la vie est ainsi faite que parfois les gens qu'on aime sont à l'autre bout du monde! Ils permettent aussi de se couper d'un isolement que la maladie ou l'âge avancé pourraient provoquer. Bien utilisés, ils sont un plus pour notre société!


Je remercie les éditions Baudelaire pour ce partenariat surprise.