lundi 30 octobre 2017

Alan Lambin et le fantôme au crayon.

Jean-Marc DHAINAUT

Quatrième de couverture

Six ans avant "La Maison bleu horizon", Alan Lambin était déjà confronté à l'impensable.

Une enquête inédite explorant le monde du paranormal avec sensibilité et émotion

Mon avis

Sandrine Ledantec est veuve. Son fils Ronan a disparu. Il aimait dessiner, avait un certain talent…En compagnie de son ami Paul, Alan va permettre à cette maman de faire son deuil.

J'ai vraiment pris beaucoup de plaisir en lisant cette petite nouvelle de vingt-quatre pages!
Découvrir Alan Lambin débutant dans ses recherches, faire la connaissance de son ami Paul Belvague. 
C'est bien écrit, rien de larmoyant ou de sinistre, une approche rapide de l'écriture et de l'univers fantastique de Jean-Marc Dhainaut. 

dimanche 29 octobre 2017

Récidive

Sonja DELZONGLE

Quatrième de couverture

Saint-Malo, hiver 2014. Du haut des remparts, sorti de prison, Erwan Kardec contemple la mer en savourant sa liberté. Il y a trente ans, il a tué sa femme à mains nues, devant leur fille, Hanah. Jamais il n’aurait été démasqué si la fillette n’avait eu le courage de le dénoncer. Malade, nourri d’une profonde haine, il n’aura de cesse de la retrouver avant de mourir.

À New York, au même moment, Hanah, qui a appris la libération de l’assassin de sa mère, est hantée par le serment qu’il lui a fait de se venger. De cauchemars en insomnies, son angoisse croît de jour en jour. Pourquoi a-t-il tué sa mère? Quand surgira-t-il? Quels sont ces appels anonymes?

La confrontation est inévitable.

Quand on est traqué, mieux vaut-il se cacher, ou regarder la mort dans les yeux?


Mon avis

Comme j'ai souffert en lisant ce roman!
Comme j'ai eu peur pour Hanah!
Comme j'ai détesté ces pères… !
Une lecture addictive! 
Un livre qu'on ne laisse pas de côté. 
Une héroïne passionnante. 
Un auteur que décidément j'aime beaucoup!

L'avis de Laurence 

Celui de Cassiopée 

vendredi 20 octobre 2017

Comment ne pas tuer une araignée

Alex EPSTEIN

Quatrième de couverture

Ouvrage traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech. 

« Quand je commence à écrire une histoire très courte, 
je l'imagine toujours comme un roman. 
Et dans un univers parallèle, 
il existe peut-être un écrivain fou 
qui est actuellement en train d'écrire ces romans. » 
A. Epstein. 

« Les textes d'Alex Epstein sont un écho virtuose 
et original à la grande tradition de la littérature mondiale,
 comme si la tension entre le classique et l'inspiration improvisée 
créait dans l'esprit du lecteur l'équivalent littéraire 
d'un croisement entre Mozart et Miles Davis. » 
Etgar Keret. 

Alex Epstein est né en 1971 en Russie. 
Il vit en Israël depuis l'âge de huit ans. 
(source éditeur)


J'ai été surprise par la forme même de l'ouvrage… pas vraiment des nouvelles, des histoires plus ou moins courtes…
La plus courte: (peut-être?!?)
"À débattre:
Même le dernier homme au monde 
écrit un roman."
La plus longue doit faire plus ou moins quatre pages.

J'ai souri parfois, été intriguée quelquefois!
Mais il m'est arrivé de ne pas comprendre, de relire, de lire à un tiers pour avoir son avis… pour le moins aussi dubitatif que le mien.
C'est une lecture originale, un mélange de surréalisme, de poésie, d'absurde que j'ai beaucoup aimé. Se laisser aller au fil des mots, ne pas se prendre la tête ou se creuser la cervelle pour aller plus loin avec l'auteur ( la Shoah est très présente).
Le titre de l'ouvrage est aussi le titre de la dernière histoire du recueil.

mercredi 18 octobre 2017

L'homme de leur vie

Françoise BOURDIN

Quatrième de couverture

À quarante ans, Louis Neuville est un compositeur de talent. Quand France le rencontre, elle tombe immédiatement sous son charme. Il est veuf, elle est divorcée, tout pourrait être simple. Mais Alix, la soeur jumelle de Louis, ne gère pas seulement la carrière de son frère, elle entend aussi régenter sa vie privée et n'a pas l'intention de laisser une femme s'immiscer entre eux.
Quant à Frédéric, le fils de Louis, il accepte mal la complicité qui naît très vite entre son père et Romain, le fils de France, guitariste doué et passionné. Jaloux, mal dans sa peau, Frédéric fera tout lui aussi pour empêcher les deux amants d'être heureux.
France réussira-t-elle malgré tout à conquérir l'homme de sa vie ? Sans un petit coup de pouce du destin, il semble difficile que les conflits s'apaisent…

Une histoire plutôt sympathique entre une femme divorcée enseignante et un veuf, musicien célèbre.
Une histoire d'amour que je vous conseille si vous aimez la romance!

Un voisin si craquant

Léna FORESTIER


Quatrième de couverture

Et si l'amour se trouvait de l'autre cote du palier ? Lorsqu'il emménage dans son appartement lyonnais, Maxence a vraiment le sentiment de débuter une nouvelle vie. Car pour se rapprocher de son petit garçon, il a choisi de tout quitter: son travail qui le passionnait, ses amis, sa ville de toujours; un sacrifice qu'il oublie vite devant le sourire rayonnant de son fils. Et dans cette nouvelle vie, pas le temps ni la place pour une nouvelle femme ! Heureusement, ce n'est pas sa voisine qui risque de mettre a mal ses bonnes résolutions. Il faut dire que leur première rencontre a été plutôt...surprenante: pyjama en pilou, grosses chaussettes en laine et coiffure post-cyclonique, Armelle n'était pas vraiment a son avantage ! Pourtant, plus il la croise et plus il se surprend a se laisser envoûter par la chaleur de sa voix et sa beauté singulière…

Je n'ai pas grand chose à dire de ce roman. Il est bien écrit, les personnages sont sympathiques… Le roman est vite lu….Je ne lirai pas les deux tomes suivants, tout simplement parce que je ne suis pas la cible de ce genre littéraire. Mais si vous aimez la romance…. N'hésitez pas! Vous passerez un bon moment!

La terre qui penche

Carola MARTINEZ

Quatrième de couverture

Blanche, la môme chardon, est-elle morte en 1361 à l’âge de douze ans comme l’affirme son fantôme ? Cette vieille âme qu’elle est devenue et la petite fille qu’elle a été partagent la même tombe. L’enfant se raconte au présent et la vieillesse écoute, s’émerveille, se souvient, se revoit vêtue des plus beaux habits qui soient et conduite par son père dans la forêt sans savoir ce qui l’y attend. Veut-on l’offrir au diable pour que le mal noir qui a emporté la moitié du monde ne revienne jamais ?
Un voyage dans le temps sur les berges d’une rivière magnifique et sauvage, la Loue, par l’auteur du Domaine des Murmures et du Cœur cousu.

J'ai tant aimé "Du domaine des murmures" et "Le coeur cousu" que c'est sans hésiter que j'ai plongé dans ce roman, retrouvant avec bonheur l'écriture poétique de Carole Martinez.

Petite fille ou vieille âme, la vie et le souvenir! 
Il y a de la magie dans ce récit… Les personnages sont tous atypiques… La beauté des lieux bien décrite. 

lundi 16 octobre 2017

ZYKË L'aventure

Thierry PONCET

Quatrième de couverture

Au fond d'un PMU de la rue du Faubourg-Saint-Martin, je tends le texte d'une de mes nouvelles à l'aventurier de la mine d'or. Il lit les premières lignes et déclare : « C'est toi » comme il cracherait deux écorces de graines de tournesol. Il aurait pu dire : « Je viens de décider de t'emmener avec moi, aussi ton destin va-t-il basculer dans les minutes qui suivent, tu vas connaître le monde entier, les grandes ivresses, le sexe, l'amour et le danger, et tu vas devenir écrivain d'une manière que tu n'aurais jamais imaginé. » Mais non. Juste : « C'est toi. »
L'incroyable odyssée autour du monde, au sommet du succès littéraire et au cœur de l'amitié de deux hommes que tout oppose. Un récit trépidant et truculent, dur et drôle, invraisemblable et vrai : inlâchable.




Ce n’est pas rien de partir à l’aventure avec Thierry Poncet. Haig, personnage haut en couleur, sûrement inspiré de l’auteur, de sa vie, gagne toute notre sympathie…Alors j'étais impatiente de découvrir Zykë … "D'après une histoire vraie".
Cizia Zykë est l’ami, le maître de Thierry Poncet … . J’avoue que sans « Monsieur Poncet » je ne connaitrais pas cet « écrivain-aventurier » dont les  récits ont passionné des lecteurs en quête d’exotisme. De sa rencontre avec ce personnage haut en couleur et atypique Thierry Poncet saura prendre le meilleur, apprendre et grandir.
Au delà de cette expérience d’écrivain, parfois même de « forçat » de l’écriture,  Poncet se dévoile un peu. (Très peu !)
De sa découverte des femmes aux amours tarifées à son magnifique amour pour Indra… prostituée juste parce qu’elle est née là,  sans d’autres issues possibles. Il part avec les notes de la vie d’Indra dont elle lui a fait cadeau.
Et s’ils fréquentent plutôt les bas-fonds et les mauvais garçons, pas de jugement, et une générosité présente mais jamais ostentatoire.
J’ai adoré la vision hyper réaliste du « Paris Dakar ». Je regrette que la photo des latrines publiques n’ai pas été publiée, ainsi d’ailleurs que toutes les magouilles de l’époque.
J’ai aimé cette lecture, cette découverte des origines de l’auteur. J’ai apprécié sa loyauté, et celle de Zykë aussi… Je sors de cette lecture "enrichie". 
Merci aux éditions Taurnada et à Joël Maïssa pour ce partenariat.

Le blog de l'auteur Thierry Poncet. 

vendredi 29 septembre 2017

Le meurtre d'O'Doul Bridge

Florent MAROTTA


Quatrième de couverture

San Francisco, sa baie, son océan, sa population cosmopolite. C'est dans cette ville de l'Ouest américain que Michael Ballanger a décidé de se reconstruire. Loin de sa famille en lambeaux, loin de la France où un tueur en série mit sa vie en miettes. Le coach de vie à succès renaît avec la difficulté qui suit la perte d'un être cher. Mais le voilà mêlé au meurtre d'un notable. Au moment de mourir, l'homme a composé un numéro, le sien. Alors la tourmente l'emporte. Réveillant les douleurs du passé.

Avant de commencer ma petite chronique, je tiens à remercier Joël Maïssa pour sa patience. En effet, il y a maintenant presque deux mois que je recevais et lisais "Le meurtre d'O'Doul Bridge" (27 août).
Aimant l'écriture de Florent Marotta, ayant lu la plupart de ses créations : "Le visage de Satan", mais aussi dans un tout autre domaine "Ysé et le palimpseste" … etc, je savais que je vivrai un joli moment de lecture.

Avec ce nouveau roman Marotta renoue avec le genre thriller. Je n'ai pas posé ma liseuse avant le mot "fin" tant sa lecture fut un plaisir, tant j'ai aimé le héros!
Original, puisque notre héros, Michael Ballanger est "French coach". Expatrié à San Francisco, il a développé son activité et est même devenu une star du petit écran où il participe à une émission débat, et a de jolis succès en librairie!
Par ses rêves, ou cauchemars, nous allons nous imprégner de son passé découvrir ses drames et comprendre son désir d'un ailleurs. Surprenant il l'est avec Kim, une superbe call-girl, il la considère comme sa fille et lui paie ses études. Plus gauche peut-être avec sa fille Karine venue le rejoindre pour tenter de recréer un lien que le malheur a détruit.
Et dans ce décors bien planté, nous suivons la véritable enquête d'un meurtre.
Tant de semaine après ma lecture, après m'être insurgée contre le policier américain, si pédant et méprisant. Il n'y avait vraiment qu'un "frenchi" pour enquêter sans complexes auprès des nantis américains, qui ne doivent leur pouvoir qu'à l'argent.

Merci aux éditions Taurnada et à Joël Maïssa pour ce partenariat.



lundi 3 juillet 2017

Némésis — Tome 1 : La recrue

Pascal NINOT

Quatrième de couverture

Quarantenaire divorcé avec une passion pour l’écriture, Hugo trouve sur un site de rencontres Emmanuelle, son évidence. Mais autour de leur nid d’amour aux Cévennes se multiplient les incidents étranges : des vols répétés chez la propriétaire de l’immeuble, la disparition d’une résidente de la maison de retraite où travaille Emmanuelle … Quand le couple se retrouvera mêlé à une nouvelle disparition tragique en Tunisie, Hugo devra utiliser toutes les ressources disponibles pour résoudre une affaire d’envergure mondiale. Et alors que les mystères impliquant son aimée affluent, une rencontre avec un agent spécial pourrait bien changer leur vie.

"Némésis la déesse de la juste colère des dieux et de la rétribution. Elle est l'équilibre des hommes dans ce qui leur est dû et de la responsabilité de leurs actes. Elle est justice mais aussi vengeance." 
C'est ainsi que commence le roman, nous expliquant qu'aujourd'hui, Némésis est dirigée par Thémis, femme hors du commun qui dirige le monde, manipule les peuples…etc.
Je pensais donc lire un roman parlant de secte, de secrets d'état, de politique et d'argent, pas d'amour.
Lorsqu'il rencontre, via les réseaux sociaux Emmanuelle, Hugo tombe éperdument amoureux. Il décide de vivre avec elle dans les Cévennes. Il quitte donc la région parisienne et s'installe dans un petit nid d'amour… Très vite on s'aperçoit que Emmanuelle n'est pas très équilibrée, elle semble atteinte de schizophrénie. 
Je pensais donc lire un roman racontant les immenses difficultés de vivre avec des personnes charmantes, aimantes et aimables et qui brusquement peuvent devenir terrifiantes, de cet enfer du quotidien, de la gestion d'une maladie pour laquelle hélas l'amour ne suffit pas!
Finalement je me retrouve au centre d'un complot familial, puis au centre d'un complot international… 
Si j'ai trouvé que l'auteur connaissait et décrivait bien ce petit bout du sud-est, j'ai noté qu'il connaissait mal le monde des maladies mentales… Il faut beaucoup de temps pour que les patients acceptent leur traitement, et quatre gélules, un seul entretien avec un psychiatre sont rarement suffisants pour équilibrer les malades… 
Je n'ai pas toujours bien situé les évènements dans le temps…Parfois rêves dans le TGV… devenant réalité! 
Les relations avec les gens sont aussi assez surprenantes, un regard, je te fais confiance, … On parle beaucoup de belles personnes… Comment interpréter "belles personnes" dans l'absolu? 
Je crois que si j'ai lu ce roman sans déplaisir, il est plutôt prenant, on a envie d'aller plus loin pour savoir, pour comprendre, en revanche je n'ai pas tout compris. 
Je remercie  Anaelle, des éditions Publishroom pour ce partenariat.


Némésis — La recrue
de Pascal Ninot



samedi 1 juillet 2017

La maison bleu horizon

Jean-Marc DHAINAUT

Quatrième de couverture

Janvier 1985. Tout commence par un message laissé sur le répondeur d'Alan Lambin, enquêteur spécialiste en phénomènes de hantises. Une maison, dans un village de la Somme, semble hantée par un esprit qui effraie la famille qui y vit. En quittant sa chère Bretagne, Alan ignore encore l'enquête bouleversante qui l'attend et les cauchemars qui vont le projeter au cœur des tranchées de 1915. Bloqué par une tempête de neige, sous le regard perçant d'un étrange corbeau, Alan réussira-t-il à libérer cette maison de ce qui la tourmente ?

Breton et normand, Alan Lambin a été nourri de légendes, de superstitions et d'anecdotes plus ou moins vérifiées. Pourtant il est cartésien et cherche à expliquer les évènements qui peuvent effrayer les habitants de lieux, de maisons hantés. 
Alors qu'en ce début d'année 1985 le froid s'abat sur la région entière, des évènements étranges perturbent la famille Anneraux. Alan va enquêter dans cette étrange demeure, il va être confronté aux peurs des habitants, mais aussi à ses propres cauchemars.
Deux enfants, Thomas si sage et si jeune, Peggy, jeune ado réfractaire au "chasseur", leur maman Hélène et la domestique Mélanie sont impressionnés par des spectres, des pleurs, et peut-être des menaces. L'absence du maître des lieux augmente l'angoisse des siens. Où est Jean-Pierre Anneraux?
C'est une lecture facile et agréable. Je ne crains pas les fantômes, je ne suis pas sure qu'ils existent en dehors de la littérature et de nos fantasmes, mais j'ai senti la présence de Joseph, et j'ai aimé que justice soit rendue.
Au delà du roman, il y a dans cet ouvrage une volonté de rendre hommage à tous ces hommes si jeunes, ces soldats, ces poilus envoyés au combat, servant d'appât et de chair à canon. J'ignore pourquoi, mais dès qu'il s'agit de cette guerre, j'éprouve une émotion intense, un sentiment de profonde injustice. Les coquelicots dans nos prés sont un vibrant hommage à tous ces jeunes gens!

Merci aux éditions Taurnada et à Joël Maïssa pour ce partenariat.


samedi 24 juin 2017

Je suis celui qui suit


Quatrième de couverture

Carl Stemsein hante la maison de campagne de ses défunts grands-parents. Suspecté d'avoir massacré sa femme et sa fille, il s'est fait avaler par l'alcool, les drogues et les médicaments. Bien qu'innocenté par la justice, sa raison est chaque jour mise à l'épreuve, entre un cauchemar récurrent qui lui fait revivre les meurtres, et ses crises de somnambulisme durant lesquelles il peint ce qui semble être des souvenirs refoulés.
Quel évènement a brisé sa mémoire à ce point? Quel drame s'est déroulé en Asie, dix ans plus tôt? D'où vient cette phrase, Je suis celui qui suit, qu'il aurait tracée avec le sang de ses femmes, après leur avoir tranché les membres et les avoir recousus à l'envers?
Il a pourtant une certitude: il se trouvait dans une autre pièce, les mains clouées au sol, quelques minutes avant de découvrir les corps…


C'est une véritable descente aux enfers que j'ai vécu en lisant ce roman… Bien sûr, la quatrième de couverture nous dit en avant-première le sujet, et surtout le drame vécu par Carl, et pourtant…
J'ai oublié le drame pour me focaliser sûr le héros… consommateur de toutes les drogues possibles, en sevrage parfois (peut-être!), mais vraiment addict…autant que moi à cette lecture!
Seuls, nous sommes seuls lui et moi la plupart du temps dans ce roman, et je ne peux rien pour lui… Seul, sur les conseils de son médecin de famille, il retourne vivre dans sa maison familiale…Il n'y retrouve hélas pas les souvenirs d'un passé heureux, mais les affres de la solitude, les peurs, et les fantômes d'un vécu douteux. Est-il atteint du syndrome du survivant?…ou pire est-il envoûté? Des "esprits", des fantômes chercheraient à se venger de lui, ou est-il atteint de névrose, de folie? Sa consommation de drogue est-elle à l'origine de ses délires, ou est-ce l'inverse? 
Lorsqu'enfin Hartmann, son médecin le rejoint, j'ai soufflé un peu… Nous allions peut-être sortir de l'enfer, analyser les peintures, comprendre ses fantômes… 
Cédric Gorré nous offre ici un premier volet percutant, l'écriture est rapide, acérée… On lit au rythme de l'écriture, sans presque respirer… 
Une description de l'enfer que peuvent vivre les drogués très, trop réaliste.
Un auteur à découvrir, un ouvrage à lire!

Je remercie l'auteur Cédric GORRÉ et Partage Lecture pour ce partenariat.

L'auteur a eu la gentillesse de dédicacer l'exemplaire envoyé!
Merci!


dimanche 18 juin 2017

Là où naissent les ombres

Colin WINNETTE

Quatrième de couverture

PLONGEZ DANS L'ESSENCE MÊME DE L'AMÉRIQUE PROFONDE ET VIOLENTE, CELLES DES ÂMES PERDUES.
Brooke et Sugar se disent frères et sont chasseurs de primes. Partout où ils passent, ils sèment effroi et désolation. Contraints de quitter la ville après une tuerie particulièrement violente, ils se réfugient dans les bois. Un matin, à leur réveil, ils trouvent à leurs côtés un mystérieux garçon amnésique. Ils l’appellent Bird et en font leur mascotte. Lors d’une expédition punitive dans un village, les deux frères sont capturés par la police locale et mis en prison. Brooke parvient à s’enfuir, mais Sugar, sorte de bête humaine, sale et effrayante, reste derrière les barreaux.
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Sarah Gurcel.

C'est sans doute une Amérique encore en construction, où les fusils sont la loi, où les carabines vengent et les arbres servent de potence dans des jugements hâtifs. L'Amérique où les gangsters pillent, brûlent et tuent, où les prédicateurs tentent de civiliser un monde dur, un monde sauvage, un monde qui pourrait nous paraître sans âme!
Pourtant on finit par s'attacher aux héros, Brooke et l'énigmatique Sugar, puis venu d'on ne sait où, nu, encore un enfant, Bird. 
La mort rode, la pitié n'existe pas, la peur est présente.
C'est violent, c'est parfois inhumain, on a du mal à comprendre le coeur de ces hommes, et si parfois une touche de féminisme semble adoucir le paysage… j'ai eu l'impression d'un leurre.
Et malgré tout j'ai aimé cette lecture étrange, le style pour le moins étonnant, l'ambiance qui laisse une infime place à l'espoir de jours meilleurs. 
Âmes sensibles s'abstenir!

jeudi 15 juin 2017

Week-end de chasse à la mère.

Geneviève BRISAC

Quatrième de couverture

"Quel est ton animal préféré ?" a demandé Eugenio pendant qu'on marchait dans la nuit. C'était l'avant-veille de Noël." Il y a Nouk, la mère. Et Eugenio, le fils qu'elle élève seule, dans un minuscule appartement aux rideaux rouges. Elle s'inquiète. Peut-on survivre aux fêtes de fin d'année ?
En attendant, il neige sur Paris, sur les clochards et les gens des beaux quartiers. Il neige sur les statues du jardin du Luxembourg. La mère et l'enfant se tiennent par la main, ils marchent dans les rues, tout au long de cette histoire magique, déchirante, follement drôle.
En chemin, ils rencontrent Adam et Eve, Anton Tchekhov, un fleuriste, un chauffeur de taxi, des tortues vieilles comme le monde. S'ils triomphent des obstacles semés sur leur route, il leur reste à affronter le pire : l'implacable bonté de ceux qui ont décidé de faire leur bonheur.


J'ai beaucoup aimé ce roman, l'écriture de Geneviève Brisac, la douceur du ton. 
La narratrice, Nouk ne semble vivre que pour son fils. Je n'ai pas trouvé anormal qu' en période de Noël, elle cherche à lui faire plaisir, à le combler. C'est une artiste, et si elle décide de ne plus peindre,  elle garde ce tempérament un peu fantasque. Elle offre à son fils sans doute le meilleur, l'amour d'une mère, du rêve et des jeux… 
Alors, ce que pensent les autres…!

Ce roman, dont la fin m'a perturbée, m'a fait penser à une jolie nouvelle "C'est pour ton bien" de Cindy Costes.
Lecture commune mai-juin 2017
(Avis écrit le 13 mai 2017.)

mardi 13 juin 2017

Les assistantes

Camille Perri

Quatrième de couverture

Elle, c’est Tina. 
L’assistante idéale. 
Zélée et discrète.

Lui, c’est le Boss. 
Il est puissant et charismatique, 
profitant sans scrupules du système.

Un beau jour, Tina ouvre les yeux 
et comprend que respecter les règles 
ne la mènera pas bien loin.

Tina Fontana, trente-deux ans, est l’assistante du très influent Robert Barlow, PDG de Titan Corp. Discrète, efficace et futée, elle est très appréciée de son célèbre patron. Mais après six années à prendre des rendez-vous et à servir des verres de vin qui valent dix fois son loyer, tout le glamour qui auréolait son travail s’est évanoui, contrairement à la charge de son prêt étudiant qui, elle, va crescendo. Mais voici qu’une erreur comptable offre à Tina l’occasion de se libérer de sa dette. Elle a toujours respecté les règles, mais là sa vie pourrait changer radicalement… Et si c’était son tour de devenir riche?
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Elsa Maggion.

Contrairement à mon attente, ce livre n'est pas si léger que son titre et que sa couverture le laisse supposer. Camille Perri excelle dans la description de ses personnages, son style rythmé est agréable à lire. Elle donne à un sujet plutôt dramatique un ton de comédie.
Ces assistantes, à l'instar de Tina Fontana, notre héroïne, viennent de milieux défavorisés, sont sur diplômées, et pour obtenir ces diplômes elles se sont sur endettées pour payer leurs études. C'est le cercle infernal… travailler pour payer, ne pas pouvoir réaliser leur projet… et n'être que des assistantes d'hommes qui parfois sont moins performants qu'elles!
Il suffit juste d'un peu de chance, puis de beaucoup d'altruisme… à découvrir!
J'ai trouvé à ce roman un petit côté conte de fée moderne bien agréable.

dimanche 11 juin 2017

Fin de ronde

Stephen KING

Quatrième de couverture

Dans la chambre 217 de l'hôpital Kiner Memorial, Brady Hartsfield, alias Mr Mercedes, gît dans un état végétatif depuis sept ans, soumis aux expérimentations du docteur Babineau. 
Mais derrière son rictus douloureux et son regard fixe, Brady est bien vivant. Et capable de commettre un nouveau carnage sans même quitter son lit. Sa première pensée est pour Bill Hodges, son plus vieil ennemi…
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Océans Bies et Nadine Gassie.

Après "Mr Mercedes" et "Carnets noirs"  voici enfin le troisième opus de la saga ''Off-Ret Hodges"

Chambre 217, Brady est dans un état catatonique. C'est un "légume", il végète, et pourtant des rumeurs circulent… Il ouvrirait des robinets, les lattes du store de sa chambre bougent sans raison… Le personnel soignant a peur… Il y a longtemps maintenant que Hodges a cessé d'aller le voir.
Une vague de suicides, parmi les victimes rescapées de "Mr Mercedes", un jeu vidéo mis au rebut découvert près des cadavres… Des poissons dans une démo, et surtout des poissons roses, lénifiants. Holly et Hodges sont persuadés que Hartsfield est derrière ces "suicides-meurtres".
King, avec tout son talent nous emmène dans le monde de la télékinésie, dans le monde de l'hypnose. La prise de pouvoir d'un esprit sur un corps, la manipulation…C'est démoniaque, et j'ai pensé à "L'exorciste". Comment éliminer le diable sans qu'il se procure un autre corps… Comment faire cesser l'horreur, comment neutraliser un esprit aussi machiavélique que celui de Mr Mercedes?

lundi 5 juin 2017

Quand la neige danse

Sonja DELZONGLE

Quatrième de couverture

Quatre fillettes mystérieusement disparues, quatre poupées en porcelaine, sosies des enfants, envoyées à leurs parents un mois plus tard.
À Crystal Lake, petite ville paisible sous le coup d'un hiver glacial, non loin de Chicago, Joe Lasko est prêt à tout pour retrouver sa fille de quatre ans, Lieserl. Il engage son amour de jeunesse devenue détective privée pour mener leur propre enquête mais, aidés de la célèbre profileuse Hanah Baxter et son inséparable pendule, ils sont loin d'imaginer l'ampleur des secrets liés à ces disparitions.

J'ai découvert la plume de l'auteur en lisant Dust, et j'ai retrouvé avec plaisir Hanah Baxter et son inséparable "Invictus". Nous sommes cependant bien loin de Nairobi et de l'Afrique!
Comme il fait froid dans ce roman! Entre le lac gelé de Crystal Lake, son hiver qui semble éternel, la disparition de quatre fillettes et l'envoi de poupées sosies à leurs parents, l'angoisse est dans le coeur et le froid dans le corps.
Avec le froid, le suspens monte! L'auteur joue avec nous, ne laisse pas notre esprit en repos… et de découvertes macabres en visions hallucinatoires, la tension s'intensifie, nous sommes pris au piège… Il faut continuer la lecture pour savoir, pour être rassurée, ou pas… 
J'ai quelques réserves sur la fin,  trop rapide peut-être… mais afin de ne rien dévoiler de l'intrigue, je n'en parlerai pas!
Une lecture que je conseille à tous les amateurs de thrillers!

vendredi 2 juin 2017

Il ne nous reste que la violence

Éric LANGE

Quatrième de couverture

La violence est en nous.
On la subit ou on l'ignore.
Mais on peut aussi danser avec elle.
Alors on reste debout.


Après mon premier crime, j'avais commencé à voir notre société différemment. Où que je regarde, le miroir se déformait. Des esclaves fabriquaient nos ordinateurs, des enfants cousaient nos vêtements, les profits des guerres assuraient la rentabilité de notre livret A. Nos bagues de fiançailles brillaient de diamants sanglants, mon voisin perdait son travail, sa vie, pour un actionnaire anonyme. Un vieillard était mort, seul dans une chambre, juste au-dessus de chez moi…

On s'offusquait un peu, mais pas tant que ça, parfois pas du tout. On vaquait à nos petites affaires, nos vies allant tranquillement sur ces champs de cadavres.
Et on ne la cachait pas, cette violence. Elle était notre environnement naturel. On l'enseignait à nos enfants. 
Dont acte.

Je pouvais tuer une deuxième fois.


C'est avec "Le sauveteur de touristes", son premier roman, que j'ai découvert Éric Lange. 
J'ai lors d'un tchat (ICI) organisé par Partage Lecture apprécié cet auteur-animateur radio.
C'est donc ravie que j'ai abordé ce roman, et je n'ai pas été déçue!
Le narrateur est comme l'auteur, animateur radio. Nous sommes donc dans un domaine qu' Éric Lange connaît bien. 
C'est un roman noir, très noir qui montre l'évolution d'un homme dans un monde sans scrupule, dans un monde où l'ambition prime sûr la morale. Seul compte l'objectif, quels que soient les moyens utilisés.
Ce personnage permet à l'auteur de mettre le doigt sur les dysfonctionnements de nos sociétés modernes, sur cette violence quotidienne, et surtout notre ignoble indifférence collective.
Une lecture enrichissante, qui fait froid dans le dos en montrant le monde tel qu'il est!

jeudi 1 juin 2017

Les vieilles filles

Pagan KENNEDY

Quatrième de couverture

Dans l’Amérique des sixties, deux sœurs d’une trentaine d’années vivent coupées du monde, seules avec leur père malade. Quand il décède, c’est la libération! 
Chouette, se dit Frannie, je vais pouvoir passer le reste de mes jours avec ma sœur, une vraie vie de vieilles filles, le rêve! 
Extra, je vais enfin m’amuser, rire, découvrir le monde… et les hommes, pense Doris. 
Les deux sœurs décident de se lancer dans un road-trip décoiffant à bord de leur Plymouth bien-aimée.
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Philippe Brossard

C'est un "roman route", certes, mais un roman tout en douceur. Des deux soeurs qui vont prendre le volant de leur vieille Plymouth, c'est Frannie, la plus jeune qui nous raconte son histoire, leur histoire,    l'histoire de leur enfance, les drames, mais aussi les petits bonheurs. Doris, l'aînée, semble plus aventurière que sa cadette. 
Les "vieilles filles" ont une trentaine d'années, c'est étrange de se considérer comme "vieille", mais ce sont les années soixante. Frann se complaît dans ce rôle qu'elle croit fait pour elle, mais Doris est d'un tout autre avis…
Elles roulent vers les souvenirs d'enfance, d'une vieille tante à une cousine… puis quitteront les chemins prévus …pour partir à la découverte l'une de l'autre, pour que Frannie puisse s'ouvrir à la vie!
Un joli moment de lecture! 

mercredi 31 mai 2017

Et pendant ce temps Simone veille!

Sur une idée folle de Trinidad, 
une pièce de Corinne BERRON, BONBON, Hélène SERRES, Vanina SICURANI et TRINIDAD.
Textes des chansons de Trinidad.

À la fin du spectacle, j'ai eu ce désir fou de récupérer le texte!



Et moi qui suit plutôt discrète, qui n'aime pas déranger les artistes, 
j'ai eu cette envie irrésistible de faire signer le livret! 



Nous avons, il y a quelques semaines assisté à la représentation de la pièce
 ICI .

En lisant cette pièce, j'ai pu apprécier les remarques et les mises au point de Simone. 
Son regard sur les hommes et les femmes, ses commentaires, son retour sur les lois, l'évolution… 
Des rappels sur les lois, sur les années 70 riches en évolutions. 
Des regards sur les lenteurs du peuple français, 
trop souvent à la traine pour promulguer et faire adopter les lois.

dimanche 28 mai 2017

Un fils en or

Shilpi Somaya GOWDA

Quatrième de couverture

Anil est un jeune Indien qui commence des études de médecine dans le Gujarat puis part faire son internat aux États-Unis. Sa redoutable mère rêve pour lui d’une union prestigieuse. Or, depuis qu’il est petit, elle le sait très proche de Leena, la fille d’un métayer pauvre. Quand celle-ci devient une très belle jeune fille, il faut l’éloigner, en la mariant au plus vite. 

Les destins croisés d’Anil et de Leena forment la trame de ce roman – lui en Amérique, qui est loin d’être le paradis dont il rêvait ; et elle en Inde, où sa vie sera celle de millions de femmes victimes de mariages arrangés. Ils se reverront un jour, chacun prêt à prendre sa vie en main. Mais auront-ils droit au bonheur?
Traduit de l'anglais (Inde) par Josette Chicheportiche.

Anil et Leena sont amis d'enfance. Très tôt, avant même qu'ils se rendent comptent des liens qui les unissent, ils vont être séparés. Anil part aux États-Unis compléter ses études de médecine et Leena est mariée.
Anil, son insertion dans une université du Texas, sa rencontre et sa vie avec des compatriotes, son amour pour Amber jeune texane. Ses espoirs, ses déceptions… Il semble déçu qu'Amber n'ai pas parlé de lui à sa famille, et pourtant il n'a pas non plus mentionné cette liaison à la sienne. C'est le poids de la tradition, la pression des familles, le racisme et la peur de l'autre, de la différence quelque soit l'origine. Pourtant j'ai trouvé qu'il s'en sortait plutôt bien.
Mais ma préférence va à Leena. On ne sait pas trop si elle est achetée ou vendue, tant les transactions sont floues. Elle doit se marier, alors, malgré l'interdiction, il y a la dot, les échanges de cadeaux…et pour elle c'est l'horreur. Une vie d'esclave… jusqu'au jour où elle s'enfuit. C'est alors la honte! Personne ne lui demande pourquoi elle est partie… Elle est de toute façon coupable. Je l'ai trouvé forte, courageuse. J'ai aimé cette femme, ce sont les femmes comme elles qui font bouger les choses.
Un bon moment de lecture!

dimanche 21 mai 2017

La marque de Windfield

Ken FOLLETT
Couverture: James Tissot, La demoiselle d'honneur (détail)

Quatrième de couverture

L'auteur du "Code Rebecca" et de l'inoubliable fresque des "Piliers de la Terre" nous emmène ici avec sa prodigieuse science de l'intrigue, au coeur de l'Angleterre victorienne.
En 1866, plusieurs élèves du collège de Windfield sont les témoins d'un accident au cours duquel un des leurs trouve la mort. Mais cette noyade est-elle vraiment un accident? Les secrets qui entourent cet épisode vont marquer à jamais les destins d'Edward, riche héritier d'une grande banque , de Hugh, son cousin pauvre et réprouvé, de Micky Miranda, fils d'un richissime Sud-Américain. Autour d'eux, des dizaines d'autres figures s'agitent, dans cette société où les affaires de pouvoir et d'argent, de débauche et de famille, se mêlent inextricablement derrière une façade de respectabilité…
Traduit de l'anglais par Jean Rosenthal.

Ken Follett nous entraîne dans l'univers financier londonien de la fin du XIXème siècle.  
C'est au collège de Windfield que nous découvrons un groupe de jeunes garçons. La journée est chaude, ils sont consignés pour un histoire de larcin, ils font le mur pour aller se baigner. Un drame: Peter Middleton se noie! Accident? Crime?
Histoires d'amours, d'ambitions, rivalités, manipulations … L'auteur ne nous épargne pas.
L'époque est, comme toujours avec Follett, très bien décrite. 
Les années passent, nos héros grandissent…
On s'attache aux personnages, les gentils…trop gentils sans doute… et les méchants… très très méchants bien sûr! 
C'est un beau roman, les intrigues sont bien menées, le suspens présent, nous craignons pour nos favoris. Un beau moment de lecture!

lundi 15 mai 2017

La puissance de l'amour — Seul rempart contre nos sociétés.

Guy VERGER

Quatrième de couverture

La puissance de l’amour a joué deux rôles essentiels dans notre vie de couple et de famille recomposée. D’abord, l’amour nous a unis et soudés jusque dans les pires moments. Ensuite, l’amour que notre couple a développé pour les autres afin de les aider comme nous le pouvions. Nous étions convaincus que face à nos sociétés déshumanisantes, seul l’amour pouvait être un rempart pour contrer les idéaux religieux, politiques et financiers qui corrompent tout à partir du pouvoir, du profit et de la partialité, à tel point que notre couple criera « je suis CHARLOT » en lieu et place de « CHARLIE ». La mondialisation de l’amour est pour nous l’enjeu de ce XXIe siècle.

Lorsque l'auteur parle de la femme qu'il aime, avec laquelle il a vécu pendant vingt-trois années, on ressent son émotion. La disparition de cette femme, le vide qu'elle laisse, son absence, Guy Verger raconte avec émotion. On ressent tout son amour, toute la tendresse qu'ils partageaient… 
Nous trouvons cet amour dans le prologue, dans l'introduction. 
C'est peut-être parce qu'ensuite il se perd, entre les souvenirs de leurs engagements, les siens et ceux de sa compagne qu'il ne la nomme qu'à la fin de l'ouvrage…À plusieurs reprises je me suis demandée quel était le prénom de cette femme aimée, vérifiée que je n'avais pas omis ou oublié… Son doux prénom il le dépose comme une fleur à la fin du livre!
Politique, religion, philosophie, engagement syndical, corruption, l'auteur parle à bâton rompu, cherche des définitions dans les dictionnaires, parle de ruptures familiales, d'amour amitié, d'amour platonique (sans le nommer) de sa vision de la sexualité… c'est beaucoup pour 110 pages. Il a tant de choses à dire, à écrire, pour se souvenir de cet amour qu'il semble se perdre.
C'est dommage, parce que son écriture est agréable, les idées qui sont les siennes, même si on ne les partage pas toutes, mériteraient d'être développées.
Et petite parenthèse personnelle, les réseaux sociaux permettent aussi aux personnes âgées et même très âgées de garder le contact avec leurs petits-enfants, de connaître leurs arrière-petits-enfants…Parce que la vie est ainsi faite que parfois les gens qu'on aime sont à l'autre bout du monde! Ils permettent aussi de se couper d'un isolement que la maladie ou l'âge avancé pourraient provoquer. Bien utilisés, ils sont un plus pour notre société!


Je remercie les éditions Baudelaire pour ce partenariat surprise.



samedi 22 avril 2017

La fille dans le brouillard

Donato CARRISI

Quatrième de couverture

Anna Lou est une jeune fille exemplaire. 
Alors pourquoi aurait-elle fugué la veille de Noël ? 
Ou serait-ce un kidnapping ?

Mais qui lui voudrait du mal 
dans son paisible village des Alpes ? 
Le commandant Vogel, star de la police, est envoyé sur place.
Entouré de sa horde de caméras, il piétine. 
Aucune piste, aucun indice ne s'offre à lui. 
Devant ses fans, il ne peut pas perdre la face.

Vogel résistera-t-il à la pression 
de son public qui réclame un coupable ?

Traduit de l'italien par Anaïs Bouteille-Bokobza.

Étrange roman… Une jeune ado disparait, fugue, enlèvement, accident? Le commandant Vogel a besoin de redorer son blason, de refaire sa réputation de fin limier, l'affaire du "mutilateur" a fait tâche dans sa carrière. Donner un supposé coupable en pâture aux médias… Non décidément Vogel n'est pas sympathique. Ce loup solitaire ne recule devant rien…Et pourtant, rien n'est vraiment simple… Flore, un vieux psychiatre, Martini, un professeur… et la foule… L'enquète devient un feuilleton, il faut des rebondissements, de l'action, tenir le public en haleine pour préserver l'audimat. Alors que reste-t-il des victimes? 
Un roman où l'auteur jusqu'au bout maitrise le suspens, un dénouement pas si simple. Une suite de rebondissements… Et pourtant, un sentiment étrange de douceur dans l'écriture alors que la révolte, notre révolte de lecteur est présente à chaque page.

L'avis de ma prêteuse: ICI

lundi 17 avril 2017

N'oublier jamais

Michel BUSSI

Quatrième de couverture

À Yport, parti courir sur la plus haute falaise d’Europe, Jamal a d’abord remarqué l’écharpe, rouge, accrochée à une clôture. Puis la femme, incroyablement belle, la robe déchirée, le dos face au vide, les yeux rivés aux siens. Jamal lui tend l’écharpe comme on tend une bouée.
Quelques secondes plus tard, sur les galets glacés de la plage déserte, gît le corps inerte de l’inconnue. À son cou, l’écharpe rouge.
Tout le monde pense qu’il l’a poussée. Il voulait simplement la sauver.
C’est la version de Jamal. Le croyez-vous ?


C'est mon sixième Bussi, il y a ceux que j'ai aimés, et ceux que je n'ai pas aimés!
Celui-là rejoindra ceux que j'ai moins appréciés.
Pourtant je suis bon public, j'aime chercher dans un texte, dans une histoire les points positifs…
Pour essayer de "m'aider" dans la lecture, j'ai lu la dernière page, mon avancement étant encore laborieux, j'ai lu "18 jours plus tard…" et enfin "révision"… Delà à dire que j'ai lu ce roman en reculant, il n'y a qu'un pas que je ne franchirai pas!
Je dois quand même ajouter que j'ai trouvé la fin inattendue, et qu'à ce moment là mon intérêt est revenu. 

vendredi 14 avril 2017

Le cercle celtique

Björn LARSSON

Quatrième de couverture

Un voilier vogue au large de l'Écosse. Bravant les rigueurs de la mer du Nord en plein hiver, ses deux passagers se dirigent vers des périls sans nom. Car plus effrayants que la nature déchaînée sont les dangers dont les hommes les menacent. Poursuivis sur les mers par des inconnus, volés, espionnés, ils n'en sont pas moins déterminés à découvrir la clef de la malédiction qui pèse sur MacDuff et Mary, amoureux en fuite. A découvrir surtout le secret du Cercle celtique, avec ses mystérieux rites meurtriers. 
Du Danemark aux îles Hébrides, de tempête en bourrasque, de surprise en révélation, les deux aventuriers de la mer vont accomplir un étonnant voyage et mettre au jour quelques sinistres vérités…
Traduit du suédois par Christine Hammarstrand.

C'est un voyage très particulier que j'ai fait à bord du Rustica. Avec moi, pour lutter contre les éléments déchainés, Ulf marin chevronné et son ami de toujours Torben. Torben, s'il ne connait pas la navigation a de grandes connaissances sûr les coutumes celtes, et il apprend vite!
Comment faire autrement quand les éléments se déchainent?
Parce que c'est au mois de janvier que Ulf décide de suivre le carnet de bord que Pekka lui a remis. C'est comme une promesse… Partir du Danemark pour aller en Ecosse en respectant les escales mentionnées par Pekka pour comprendre, se protéger des poursuivants, craindre les déferlantes, se méfier des humains mais aussi des ouragans de l'hiver…
Je n'aurai pas qualifié ce roman de policier, mais plutôt d'aventure.  Aventure, amour, trahison…
C'est un roman très bien écrit, agréable à lire, mais qui sans doute intéressera davantage les amateurs de voile, tant la navigation est détaillée!

"À terre, disait MacDuff, on s’imagine toujours être plus important que ce que l’on est en réalité. On essaie de laisser des marques, aussi bien dans l’esprit des autres que devant l’éternité. Sur mer, on sait que cela ne sert à rien. Une fois que la traîne derrière le bateau a disparu, c’est comme si rien ne s’était jamais produit." 

J'ai lu ce roman dans le cadre de la lecture commune Mars-avril 2017 du forum "Partage Lecture".

samedi 8 avril 2017

L'esquinte (roman meurtrier)

Edwige DECOUX-LEFOUL

Présentation de l'éditeur

À l’esquinte de trop, chacun peut chavirer…

Et tout chavirement entraîne les autres dans une tornade dévastatrice…

De Louise qui part-court le monde pour se reconstruire. De l’obsession de Sacha Malowsky pour elle, qui le conduira à passer un point de non-retour. Il emportera dans une spirale infernale Joy, la sensuelle cambodgienne, Beth Vian-Zerger, le sosie de Louise et tous ceux qui l’approchent. Son pouvoir de séduction, allié à celui de la manipulation va se conjuguer pour alimenter une machination diabolique : manipuler les gens pour arriver au crime parfait. Sonia Conti, la bombe sexuelle qui vit de ses charmes, Arno Bruchini le mafieux, Pauline Lagarde la jeune attachée de clientèle de la banque et Mady Lebolzec, vieille dame riche et élégante, lui serviront de pions pour arriver à ses fins. Et quelles fins !

Trahison et vengeance, amour et humour, rebondissements et retournements, sexe ; la nature humaine dans tous ses états, bons et mauvais.


Elle est à la recherche de l'amour de sa maman, Louise, la petite Lilou, mais Katia, déracinée et malheureuse est incapable de donner de l'affection. Cette affection, cet amour Louise va le trouver auprès de "Mamm-Gozh" sa grand-mère paternelle et de Monguy. Grâce à ces deux piliers elle deviendra une adulte, une artiste et pourra se réaliser.
Alors pourquoi, cette femme artiste libre, aimant le naturel, les bonheurs simples accepte-t-elle de vivre dix ans avec ce bellâtre, ce Sacha, imbu de lui même… Les mystères de l'amour…ou plutôt du sexe. Il la trahit, elle le quitte! 
N'ayant rien compris à Louise, Sacha va se servir de son pouvoir de séduction pour essayer de la reconquérir. D'une femme à l'autre, mais toujours cherchant sa Louise…

J'ai trouvé le personnage de Sacha bien construit. Jeune homme sûr de lui, séducteur il n'aime pas qu'on lui résiste. C'est pour cette raison qu'il s'attache à Louise. On sent l'évolution de son caractère. De séducteur il devient profiteur puis manipulateur. Parce qu'elle le quitte, elle devient son obsession. Pour la reconquérir, il est prêt à tout.
L'auteur fait de superbes descriptions. Les tableaux de sa Bretagne natale, l'exposition de Calder et les réactions de Diwan, les meubles de Mady Lebolzec… jusqu'au "Kighafarz", pot au feu breton qu'elle m'a donné envie de découvrir.
J'ai moins apprécié la fin, mais Edwige Decoux-Lefoul a du être bercé dans les contes et légendes bretonnes… 

Je remercie Partage Lecture et Anaelle, des éditions Publishroom pour ce partenariat.


L'esquinte (Roman meurtrier) de
Edwige Decoux-Lefoul