lundi 24 octobre 2016

Eden - Livre second - L'ange de la mort est assis sur mon banc -

Serge BOUDOUX et Cécile de LAGET


Quatrième de couverture

Henri, beau nonagénaire un peu déjanté, habite un petit village du Gers. 
La région est en effervescence. Les journaux écrits et télévisés font leurs gros titres au sujet de quatre morts violentes s’étant produites le long du chemin qui passe près de la petite maison du vieillard et mène les pèlerins à Saint-Jacques-de-Compostelle, le Camino Francés, rebaptisé par un journaliste inspiré : le « chemin meurtrier ».
Lundi 17 mai 2010. Comme chaque jour, le vieil Henri se rend sur la place de l’église et là, assise sur le banc vert où il rejoint habituellement ses rares copains encore vivants, une jeune femme sublimissime mange tranquillement un sandwich. Ils échangent quelques mots… et il se retrouve mêlé bien malgré lui à une histoire hallucinante.
De la Côte d’Azur à New-York, en passant par l’Isère et l’Auvergne, doux, violent, érotique, mystérieux, machiavélique, explosif, cruel, éclairant d’un jour nouveau des énigmes anciennes et des évènements politiques récents, ce deuxième volet de la trilogie Eden est fou : vous allez l’adorer… et sans doute détester ses auteurs.

Ce n'est pas un policier ordinaire, ni un thriller, et si je le classe dans "policier", c'est que le premier livre (que je n'ai pas lu) est ainsi rangé!
Dès le début du roman, nous savons qui est Eden, qui est son amant, Michel Ange, nous n'avons aucun mal à situer les personnages, les victimes. Il n'y a donc pratiquement pas de suspens.
Mais qu'importe, Henri est là, assis sûr son banc, et comme nous passons par là, il va nous raconter son histoire, celle d'Eden.
Un air de Brigitte Bardot… C'est un nonagénaire, et La Femme, le rêve des hommes aujourd'hui âgés de plus de quatre-vingt ans, c'est la jeune et belle Bardot! 
Il est détenteur d'un savoir, il a rencontré Einstein, dialogué avec les scientifiques, connu les début de l'informatique…Il sait qui est le masque de fer, connait le secret de la chute de DSK, explique les travers de notre époque, mais n'oublie jamais de revenir à son histoire, à la sublime Eden…
J'ai eu l'impression d'écouter parler un homme qui aurait pu être mon grand-père, passant du coq à l'âne, mais n'oubliant jamais le sujet principal… Eden et les assassinats. Il connait même un secret, que lui a transmis son père, et avant lui le père de son père, ainsi de suite depuis des générations… il va bien falloir qu'il le transmette à son tour, mais c'est un célibataire endurci et sans enfant…
Henri le sage, Henri le suspicieux, Henri le poète, Henri le narrateur, je me suis attachée à ce vieil homme, érudit, avec une formidable imagination. Et si l'histoire n'a rien de comique, si Eden a vraiment un serpent dans la tête, si les actes peuvent faire froid dans le dos, j'ai plus d'une fois souri en "écoutant" Henri.

Je remercie Partage lecture et les éditions Baudelaire pour ce partenariat.



dimanche 16 octobre 2016

Rêves de brume

Gérard DESJEUX


Quatrième de couverture

L'aube pointe son nez sur le domaine des Adémar, au beau milieu de la Sologne. Adrien, natif de cette région, en ressent chaque détail : la brume matinale qui flotte dans les bois, la chasse annoncée par les mélodies des trompettes, les chiens qui bondissent pour débusquer les proies... Il aspire à cette vie simple, mêlée aux habitants du village, partagée avec son épouse. Mais après les deux guerres mondiales, le malheur, et la modernisation des campagnes, il se sentira désemparé dans une époque qui n'est plus la sienne. Avec dignité, Adrien honorera ses racines, et regardera passer le temps, ce temps qui lui a pris tout ce qu'il a aimé, ce temps qu'il regrettera jusqu'à sa mort.


Gérard Desjeux nous décrit ce magnifique pays de Sologne d'autrefois, les propriétaires terriens d'une autre époque, les chasses, chasses gardées sans doute. C'est un monde que je ne connais pas, personne chez moi n'était chasseur, et à part quelques clichés, je ne saurais rien en dire.
Adrien revient chez lui le jour où son père meurt. Devenu médecin, il a toujours voulu vivre dans sa région natale et continuer la tradition, faire sa vie, comme ses ancêtres…Il s'installe dans un bourg proche afin de continuer à vivre dans la domaine familial "La Boiserie". Son père avait été un héros de la guerre de 1870, il fera la première guerre mondiale…reviendra aura un fils…vivra la seconde guerre…
De bonheur en malheur, d'une saison de chasse à l'autre, la vie passe. De très belles descriptions, les rivières (la pèche est aussi très présente), les forêts, les animaux et les chiens, ces fabuleux chiens qui obéissent à leur maître!
J'ai trouvé les rapports humains un peu froids, à force de pudeur, on passe à côté des hommes, des femmes qui sont aussi l'essence d'une région. Mais il est vrai qu'Adrien descend d'une longue lignée de propriétaires terriens…et le respect du à "son rang" ne facilite pas les rapports!
Mais même ce doux pays de Sologne, où les brumes du matin portent au rêve, va doucement mais sûrement entrer dans le monde moderne… comme partout dans ce beau pays de France… Gérard Desjeux nous fait vivre la fin de cette époque avec talent.


Je remercie Anaelle, des éditions Publishroom pour ce partenariat.



Rêves de brume de Gérard Desjeux


jeudi 13 octobre 2016

Entre les mondes Tome 1- Le passage

Maëlle ANDALS

Couverture: Rachel Berthelot.

Quatrième de couverture

Embarquée dans une chasse au traître inédite pour aider la communauté des vampires, Néva va rencontrer par accident Adrian. Il est chevalier dans un royaume en guerre dans un monde où la magie est partout. Des mondes différents… Mais le sont-ils vraiment ? Malgré ce qui les séparent, ils vont découvrir un lien inexplicable, qui les aidera pour mener à bout leurs missions respectives.
Une plongée dans deux vies éloignées l’une de l’autre. Pourquoi se rencontrent-ils ? Quel est le lien entre eux ? Que seront-ils prêts à sacrifier pour atteindre leurs objectifs ?


C'est tout à fait par hasard que Néva rencontre Adrian. Ils ne sont pas du même univers, celui de Néva semble être le notre, celui d'Adrian semble appartenir à un passé qui n'a laissé aucune trace dans nos bases de données.
Deux mondes différents, et pourtant si proches…Il semble que les forces du mal soit les mêmes chez nos deux protagonistes. 
Pas forcément amatrice du genre, j'ai pourtant adhéré à l'histoire. L'auteur sait ménager le suspens.
Les personnages sont bien décrits et ne manquent pas de caractère, les situations sont crédibles et les histoires d'amour ne manquent pas d'intérêt!
Pour amateurs de fantastique et d'aventure! et pour curieux (comme moi!)!

dimanche 9 octobre 2016

La carrière du mal

Robert GALBRAITH

Quatrième de couverture

En arrivant au bureau un matin, Robin Ellacott trouve un colis, qu'elle ouvre sans se douter de la vision d'horreur qui l'attend : à l'intérieur, la jambe tranchée d'une femme. 
Qui est la victime? Qui est l'expéditeur de ce courrier macabre? Et pourquoi l'a-t-il adressé personnellement à Robin? Bouleversée, la jeune femme s'en remet à son patron, le détective privé Cormoran Strike, lequel voit alors ressurgir des fantômes de son propre passé. Quatre noms lui viennent aussitôt à l'esprit. Quatre individus capables, il le sait, des pires atrocités. 
Persuadés que la police fait fausse route, Strike et Robin vont se lancer dans une enquête périlleuse, traquant un tueur psychopathe et fétichiste aux motivations insoupçonnables… 
"La Carrière du mal", troisième volet des aventures du détective Cormoran Strike et de son assistante Robin, est un roman noir d'un réalisme saisissant, qui nous plonge dans les ténèbres des perversions les plus troublantes. Mais c'est aussi un roman d'une densité psychologique rare, mettant en scène un homme et une femme arrivés à la croisée des chemins. Car pour Strike et Robin, l'heure du choix, dans leur vie privée comme professionnelle, a sonné.
Traduit de l'anglais par Florianne Vidal.

C'est toujours agréable de retrouver des personnages qu'on connait, qui malgré leurs défauts deviennent sympathiques… Cormoran, notre ancien militaire unijambiste et Robin, sa jolie et intrépide secrétaire? assistante? associée? sont de retour. L'enquète qu'ils vont mener les touche de près puisque c'est à l'agence et à son nom que Robin reçoit … une jambe!
Nous suivons non seulement les pistes d'anciennes connaissances (glauques) de Cormoran, mais aussi leur vie privée, les préparatifs du mariage de Robin et la liaison de Cormoran.
Un bon moment de lectures, du suspens dans tous les sens, des suspects plus pervers les uns que les autres…et une fin qui laisse espérer une suite!

mardi 4 octobre 2016

Nuit mère

Kurt VONNEGUT

Quatrième de couverture

“Je suis américain de naissance, nazi de réputation et apatride par inclination.” Ainsi s’ouvrent les confessions de Howard W. Campbell Jr. qui attend d’être jugé pour crimes de guerre dans une cellule de Jérusalem. Ce dramaturge exilé en Allemagne est connu pour avoir été le propagandiste de radio le plus zélé du régime nazi. Mais il clame aujourd’hui son innocence et prétend n’avoir été qu’un agent infiltré au service des Alliés. Il lui reste désormais peu de temps pour se disculper et sauver sa peau.
Traduit de l'américain par Gwilym Tonnerre.

Nous sommes en 1961, Howard W. Campbell nous raconte son histoire. 
Né en Amérique, il n'a que onze ans lorsqu'il part vivre en Allemagne. Il apprend très vite la langue de Goethe et c'est en allemand qu'il devient écrivain. Marié à Helga, une jeune actrice, il fréquente l' élite allemande d'avant guerre. Il devient animateur radio et est la voix de la propagande nazi. 
Bien sûr ce sont des messages de haine, des discours antisémites, et ses propos donnent la nausée. Il prétend avoir été, avant guerre, contacté par une "Bonne Fée Bleue" le colonel Frank Wirtanen. Agent double?, criminel de guerre? ce sont les questions qu'on pourrait se poser. Howard cherche-t-il à se disculper?
C'est un livre facile à lire. L'auteur nous fait réfléchir non seulement à la façon dont on manipule les gens, à la haine que peuvent susciter certaines personnes, au delà des actes et à ce désir de vengeance souvent malsain que peuvent porter certains (on se demande au nom de quoi d'ailleurs les foules se déchainent!), peut-être pour oublier leurs propres échecs…!
Qu'importe qu'il fut vraiment espion pour les américains ou porte parole des nazis, sa démarche d'écrire sa vérité alors qu'il est en prison, son mal-être, sa vision de lui, la façon dont il perçoit son environnement, l'amour, l'amitié ne font pas de lui un héros antipathique, c'est juste un homme qui parfois n'a pas fait les bons choix.

Je remercie Partage lecture et les éditions Gallmeister pour ce partenariat.



dimanche 2 octobre 2016

La carapace de la tortue

Marie-Laure HUBERT NASSER

Quatrième de couverture

"Oui… je suis venue sur terre comme une tortue, encombrée d’une carapace. Qui rentre la tête quand le monde extérieur est trop douloureux." 

Clotilde cache ses complexes derrière d’amples vêtements. Après avoir tenté sa chance à Paris, cette jeune Bordelaise revient au pays grâce à sa grand-tante. Sous des dehors revêches, Thérèse a prévu pour sa petite-nièce un strict programme de remise en forme. Avec l’aide de tous les voisins qui ont au préalable passé un casting impitoyable, Clotilde devra sortir de sa réserve. Il y a Claudie qui aime raconter ses histoires de fesses, Sarah et Sophie, délaissées par leur mari et bien décidées à s’en accommoder, Élisabeth, la business woman meurtrie de ne pas voir grandir ses trois enfants… Chacun à sa façon va aider Clotilde à reprendre goût à la vie. 
Une galerie de portraits attachante, l’histoire d’une renaissance racontée avec énergie et un humour parfois corrosif.

Je n'aurai pas choisi ce livre, je n'ai pas aimé sa couverture, et son titre ne m'aurait pas tentée, mais voilà, il était dans ma pile à lire, sa taille semblait correspondre à une lecture rapide…et ce fut le cas!

J'ai de suite aimé Clotilde, sa disgrâce, son mal-être, son oubli d'elle, par elle par les autres aussi…Elle se dit, elle se veut transparente…ne pas se voir, ne pas être vue…!
Elle avait fuit sa province natale pour un mieux à Paris, cinq ans passent, elle décide de retourner à Bordeaux. Sa tante, Thérèse, dites "La vilaine" lui offre un studio dans l'immeuble dans lequel elle vit.  Elle lui donne six mois de loyer gratuit avant de trouver un travail…et lui présente les autres locataires.
Elle va être aidée, Clotilde, se découvrir une "meilleure amie" avec Claudie, jeune femme fantasque et désabusée, découvrir la gym et la nourriture équilibrée avec Sarah et Sophie "Les deux S", la tendresse avec le petit Léo.
L'auteur avec talent nous décrit tous ses voisins, leurs défauts, leurs qualités, leurs espoirs, leurs déceptions. 
J'ai lu ce roman avec plaisir… Mais je n'ai pas aimé la fin. J'ai eu l'impression que l'auteur avait choisi la facilité.