dimanche 29 novembre 2015

Infidèles

Abdellah TAÏA
Couverture: Denis Dailleux.
Quatrième de couverture

Slima est prostituée. Son fils, Jallal, lui ramène des clients, des soldats de la base militaire de Salé au Maroc. Dans cette nuit sans fin qu'est leur existence règne une déesse venue d'Amérique. Blonde, du "feu sur sa tête", elle s'appelle Marilyn Monroe… S'inspirant de son mystère, Jallal et Slima, séparés par l'hypocrisie des hommes, vont s'inventer un destin dans une foi inédite en l'Islam.

La lecture de ce roman me laisse un goût amer. Un enfant parle à sa mère, elle ne lui répond pas, j'ai même cru qu'elle était morte… Puis la mère adoptive de Slima raconte sa fille, et pendant que cette vieille femme parle, j'ai la douloureuse impression que le destin de Slima était tout tracé. D'abord domestique de sa mère, elle deviendra prostituée. Pas de choix, pas d'espoir. Rejetée par ceux qui se servent d'elle. J'ai la douloureuse impression que les clients de Slima "s'occupent" aussi de Jallal, qu'elle sait et ne dit rien, ne fait rien. 
Entre-eux, pour les rapprocher, "la rivière sans retour", et Marilyn…
Après trois ans de prison et de torture, Slima rejoint son fils en Egypte. Il a grandi, ils ne se retrouvent pas vraiment. Avant de mourir, Slima s'est mariée, son mari belge offre un toit et de quoi survivre à Bruxelles à Jallal. Mais c'est surtout la solitude que trouve notre jeune héros, et quand l'amour pointe, il ne saura pas faire le différence.
Quand on a passé toute son enfance avec Marilyn, Dieu a un tout autre visage.
Si j'ai trouvé ce roman plutôt bien écrit, je ne suis pas certaine de l'avoir apprécié à sa juste valeur.  Je l'ai trouvé parfois confus, embrouillé, et la fin me laisse pour le moins songeuse.

Je remercie Partage lecture et les éditions Points pour ce partenariat. 





samedi 28 novembre 2015

Deep winter

Samuel W. GAILEY
Couverture: Valerie Renaud
Quatrième de couverture

Danny ne sait pas quoi faire du cadavre qu’il vient de découvrir. Ce corps, c’est celui de Mindy, sa seule amie dans la petite ville de Wyalusing, en Pennsylvanie. Depuis la tragédie survenue dans son enfance qui l’a laissé orphelin et simple d’esprit, tous les habitants de Wyalusing méprisent Danny, le craignent et l’évitent. Aux yeux du pourri qui sert de shérif adjoint à la ville, Danny est le coupable idéal pour ce crime. Alors en quelques heures, l’équilibre précaire qui régnait jusqu’ici à Wyalusing va chavirer.
Dans cette Amérique des laissés-pour-compte, les vingt-quatre heures de traque du plus inoffensif des habitants vont exposer au grand jour la violence qui gît sous l’eau qui dort.
Traduit de l'américain par Laure Deranjinski.

Ce n'est pas l'Amérique fière et moderne que nous dépeint Samuel W. Gailey, c'est l'Amérique profonde, celle des gens humbles et simples, celle des provinces et des petits villages. 
Devenu un être fragile à la suite d'un accident qui fit de lui un orphelin, Danny est élevé par un oncle peu enclin à la tendresse. Moqué, chahuté depuis l'enfance, Danny est un être timide et effacé, sa seule amie semble être Mindy.
Le meurtre de Mindy et la traque de Danny servent de fil rouge à l'auteur pour dépeindre des hommes et des femmes avec leurs défauts et leurs qualités. Les personnages, ayant un rapport plus ou moins proche avec le héros vont se succéder, se croiser et nous allons les découvrir. L'alcoolique, son besoin de boire, d'excuses pour boire…Ces hommes qui traînent dans les bars ou autres gargotes et croient que armes et poings sont la solution pour montrer leur supériorité. Cette ignoble façon de se comporter, et ce talent qu'a l'auteur de passer de la douceur à la violence. La biche qui guide Danny à travers la forêt,  Taggart qui observe le coyote, à moins que ce ne soit l'inverse. Il n'y a pas que des gens veules, il y a aussi les couples unis par une tendre affection, des gens sincères qui aident vraiment Danny. 
J'ai aimé cette peinture d'une Amérique loin des clichés, ces tableaux qui se succèdent. 

Je remercie Partage lecture et les éditions Gallmeister pour ce partenariat.



vendredi 27 novembre 2015

Le liseur du 6h27

Jeau-Paul DIDIERLAURENT

Quatrième de couverture

Guylain Vignolles est préposé au pilon et mène une existence maussade et solitaire, rythmée par ses allers-retours quotidiens à l’usine. Chaque matin en allant travailler, comme pour se laver des livres broyés, il lit à voix haute dans le RER de 6H27 les quelques feuillets qu’il a sauvé la veille des dents de fer de la Zerstor 500, le mastodonte mécanique dont il est le servant.
Un jour, Guylain découvre les textes d’une mystérieuse inconnue qui vont changer le cours de sa vie…

J'ai passé un agréable moment en le lisant ce petit roman, j'ai aimé l'idée d'une lecture quotidienne dans les transports en commun. Certains personnages sont pittoresques et amusants. 
Un lecteur anonyme et un écrivain anonyme, chacun vivant un quotidien plutôt banal, les faire se croiser par l'intermédiaire de textes. L'un part à la recherche de l'autre, l'histoire ne nous dit pas ce qu'ils deviennent. J'ai eu l'impression de lire un début. Certes les bons sentiments sont présents, mais il manque un peu de caractère, un peu de présence à Guylain.


jeudi 26 novembre 2015

Mésaventures du paradis — Mélodie cubaine

Érik ORSENNA
Bernard MATUSSIÈRE pour les photographies


Quatrième de couverture

En 1995, Érik Orsenna part sur les traces de ses ancêtres cubains. Bernard Matussière, photographe, l'accompagne. Ensemble, ils découvrent les vestiges d'un eldoradoaussi désuet que délicieux. À Cuba, ils rencontrent Alvaro, ancien guide de la Révolution, Félix Savón, boxeur à la renommée mondiale, ou encore Teresa, monitrice de plongée désillusionnée… 
Vive le peuple cubain ! Quelle malédiction a frappé cette île dont Fidel Castro voulait faire un paradis et qui a fasciné Sartre, Beauvoir et même Hemingway?

C'est à presque cinquante ans que Orsenna décide de se lancer à la recherche de ses ancêtres cubains-lyonnais. Il part avec Matussière à la découverte de cette île, mais surtout de ses habitants et de ses fameux cousins. Mais sur une île, n'est-on pas toujours eu peu cousins?
Flattés par l'intérêt qu'un français peut avoir pour ses origines cubaines, Orsenna va découvrir Cuba grâce à d'hypothétiques cousins, ravis de montrer les paradis dont dispose l'île.
Nous ne verrons pas que les cieux bleus et la mer turquoise des Caraïbes, mais aussi la misère et le délabrement de ce rêve révolutionnaire.
Les photos sont superbes.

mardi 24 novembre 2015

Passion et conséquences

Fabiola CHENET

Quatrième de couverture

Édouard Beriley, duc de Grandsvale, est un libertin notoire. En route pour la demeure familiale, il est surpris par une averse. Par chance, il trouve refuge chez une jolie orpheline. S’il doit passer la nuit chez elle, Édouard a bien l’intention de la séduire… et de l’oublier aussitôt.
Jeune, naïve et seule au monde, Alexandra Blackwood veut croire aux belles paroles d’Édouard. Quand il l’abandonne le lendemain, la leçon est terrible… mais elle compte bien ne jamais l’oublier.
Un an plus tard, leurs chemins se croisent à nouveau. Bien des choses ont changé et surtout, la rancune d’Alexandra est à son comble. Édouard, lui, ne semble se souvenir de rien. Il est même décidé à la conquérir…

Je dois être honnête, si je n'avais pas gagné ce livre, je ne l'aurai jamais lu. Mais il est entré dans ma pàl, c'était un cadeau, je ne pouvais pas le laisser de côté!
Ils sont jeunes, beaux, il est duc, riche et libertin, elle est paysanne, pauvre et sincère.
J'ai aimé Alexandra, avec son caractère entier. C'est une jeune femme droite, sincère, qui ne veut rien devoir à personne et élève son fils de la meilleure façon possible. 
Je les ai vu se rencontrer s'aimer, se déchirer. J'ai retrouvé ce côté midinette que je ne me souviens pas avoir vraiment eu…mais j'ai toujours aimé les contes de fées et les histoires qui finissent bien. C'est comme si j'avais regardé une jolie comédie en costumes, je me suis laissé portée par ce texte, avec le sourire. Un petit moment hors du temps, hors des conflits. 
Merci aux sorcières pour ce joli cadeau! 

lundi 23 novembre 2015

13 à table 2016

Françoise BOURDIN – Michel BUSSI – Maxime CHATTAM – Stéphane De GROODT – François D'EPENOUX – Karine GIÉBEL – Douglas KENNEDY – Alexandra LAPIERRE –Agnès LEDIG – Nadine MONFILS – Romain PUÉRTOLAS – Bernard WERBER


Quatrième de couverture
Les plus grands auteurs de la littérature contemporaine ont pris cette année encore leur plus belle plume pour vous concocter un délicieux recueil de nouvelles autour d'un thème : frère et soeur.
Ceux qui s'aiment, ceux qui se détestent...
Souvenirs d'enfance, vie commune, haine larvée ou avouée, à chacun sa recette.
Douze fratries à découvrir sans modération.

Ils ont de nouveau mis leur talent au service des restaurants du coeur, je dois dire que j'ai de pris un réel plaisir en lisant ces nouvelles.
Je ne ferai pas de critique pour chacune des nouvelles. Je les ai lu dans l'ordre alphabétique des auteurs, parce que c'est ainsi qu'elles sont présentées.
Ne mettez pas ce petit livre de côté, n'hésitez pas à le lire, comme moi peut-être découvrirez-vous certains auteurs, peut-être serez-vous heureux de retrouver vos favoris, et ne serez-vous pas mécontent de relire certains "boudés".


samedi 21 novembre 2015

Livre(s) voyageur(s)

de Beata Umubyeyi Mairesse


Je vous propose de faire voyager ce petit recueil de nouvelles. (138 pages)

Vous pouvez me contacter pour que je fasse suivre ce livre.
Mon seul souhait est qu'après avoir lu cet ouvrage, vous continuez à le faire voyager.
Et si vous rédigez un article, j'aurai le plaisir de faire un lien vers votre post!

Mon avis 
ICI

Le livre est parti chez une lectrice membre du forum "Partage lecture".

Police

Jo NESBO


Quatrième de couverture

Un tueur assassine méthodiquement des policiers de la Brigade criminelle d’Oslo. Leur point commun ? Trouver la mort le jour anniversaire et sur les lieux mêmes des crimes qu’ils n’ont pas résolus. La police est sur les dents, complètement dépassée, d’autant que son meilleur élément, l’inspecteur Harry Hole, n’est plus là pour mener l’enquête… 
Traduit du norvégien par Alain Gnaedig.

Avec ce roman je découvre Jo Nesbo, l'inspecteur Harry Hole, mais aussi la littérature norvégienne.
Des policiers, assassinés sur les lieux même des crimes qu'ils n'ont pas réussis à élucider. Des anniversaires macabres, une équipe composée de façon plus ou moins "légale"… un inspecteur Harry Hole, qui n'a plus d'activité au sein de la police, mais est enseignant… 
Je dois dire que j'ai été complètement manipulée par ce roman, par ce récit, tant et si bien que je me pose cette question… "Jo Nesbo ne serait pas un peu pervers?"… J'ai vécu la pression, la peur, le soulagement parfois…Je me croyais à un enterrement, je me retrouve à un mariage…Je me croyais en sécurité, j'étais en danger.
Et si j'ai parfois trouvé la lecture un peu longue, il faut dire que j'avais envie d'avancer dans l'enquête, j'ai passé un excellent moment en compagnie des héros de ce roman.

lundi 16 novembre 2015

L'homme aux ciseaux d'argent

Antonin MALROUX

Quatrième de couverture

En ce début des années cinquante, Jacques est fasciné par le tailleur de son village du Cantal. Après le certificat d’études, il entre auprès de lui en apprentissage. Un choix audacieux car tous ses camarades se moquent de lui, considérant que la couture est un métier pour les filles. Mais Jacques n’en a cure et travaille avec acharnement malgré les tentations de l’adolescence. Son cœur est mis à rude épreuve par les vacancières venues de la ville, attirées par ce campagnard un peu artiste.
À force d’application, de passion, grâce, surtout, à la bienveillance de son mentor, Jacques apprend à maîtriser à la perfection les grands ciseaux d’argent de son patron. Vient le jour d’une décision difficile : rester fidèle à ce maître auquel il doit tout ou rejoindre les lumières de la ville pour se forger son propre destin…

Il a à peine treize ans, travaille pour la deuxième fois pendant les vacances d'été, comme pâtre pour des paysans, mais il sait déjà qu'il sera apprenti! Pas n'importe quel apprenti, il sera "sartre" ou en français tailleur. Mais avant il faut qu'il obtienne son certificat d'étude.
Nous allons le suivre tout au long de son adolescence, traverser avec lui quelques chagrins d'amour, vivre ses craintes de ne pas être à la hauteur, comprendre ses efforts pour progresser dans son apprentissage. C'est un gentil garçon, et parfois on sent qu'il manque de tendresse, d'écoute. Il est l'ainé de quatre, et souvent sa mère ne l'écoute pas. Cette tendresse il la trouve auprès de ses grands-parents. C'est très certainement en s'inspirant de sa propre histoire que Antonin Malroux a crée Jacques Jourlan.
Cette lecture est venue au bon moment, elle a apaisé mon esprit, j'ai retrouvé cette confiance en l'être humain que le 13 novembre a bouleversé. J'ai pris plaisir à suivre ce tout jeune homme du vingtième siècle, loin des sirènes, dans son Cantal natal. C'est un bel hommage que Malroux rend aux hommes et aux femmes qui ont fait de lui un homme. 

dimanche 15 novembre 2015

Pandemia

Franck THILLIEZ
Couverture: Axel Mahé

Quatrième de couverture

"L’homme, tel que nous le connaissons, est le pire virus de la planète. Il se reproduit, détruit, épuise ses propres réserves, sans aucun respect, sans stratégie de survie. Sans nous, cette planète court à la catastrophe. Il faut des hommes purs, sélectionnés parmi les meilleurs, et il faut éliminer le reste. Les microbes sont la solution." 
Après Angor, une nouvelle aventure pour l'équipe de Franck Sharko et Lucie Henebelle, renforcée en coulisses par la jeune et courageuse Camille. Et l’enjeu est de taille : la préservation de l’espèce humaine.

J'ai beaucoup aimé "Vertige" du même auteur.
La couverture, des couleurs automnales, un cygne, superbe, majestueux, se reflétant dans un lac, et un quatrième de couverture plutôt alléchant … les critiques pour la plus part positives.
Je n'ai pas aimé ce roman, j'ai lu les 642 pages sans y prendre un réel plaisir. 
Je n'aime pas écrire sur les romans que je n'ai pas aimé, pas su comprendre. Je suis tout simplement passé à côté de cet ouvrage.

lundi 9 novembre 2015

Même les sorcières lisent




Pour fêter les deux ans de leur blog, les sorcières organisent un concours.


Marie, Anne et Adeline nous font partager leurs lectures, mais aussi leurs dessins, des films et des séries.

Sur le blog Marie s'occupe de l'organisation, Anne des illustrations et avec Adeline,  parfois aidées par les minis sorciers, (la fille et le fils d Adeline) elles réalisent les articles. 


Dans leur rubrique "Un peu plus sur…", elles nous parlent de leurs rencontres avec des écrivains. Je ne pense pas me tromper en disant que tous les auteurs sont des femmes!

dimanche 8 novembre 2015

Le cirque des rêves

Erin MORGENSTERN
Couverture: Vania Zouravliov
Quatrième de couverture

Il est arrivé comme par enchantement, dressant sous le ciel étoilé ses chapiteaux noir et blanc : Le Cirque des rêves.
Approchez, Mesdames et Messieurs, petits et grands, entrez ! Ici se déroule plus que tours et acrobaties. Sous vos yeux ébahis, la véritable magie est à l'oeuvre : deux jeunes illusionnistes, Celia et Marco, s'affrontent dans un combat magique pour lequel ils sont entraînés depuis l'enfance. Voués à se mesurer dans le plus prodigieux des défis, ils sont adversaires. Mais entre eux, une magie plus grande opère, celle de l'amour.
Une passion ensorcelante qui pourrait leur être fatale…

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Sabine Porte.

Nous entrons dans le monde enchanteur du cirque, ce monde d'illusions et de rêves. Quand je pense aux cirques, ils sont toujours bariolés, des couleurs vives, des mélanges de jaunes, de rouges, des clowns et même le clown blanc parait en couleur…Le cirque de Morgenstern est en noir et blanc, l'auteur rêve-t-elle en noir et blanc?
Mais c'est une excellente idée, nous nous projetons très facilement dans ce monde, ou la couleur est rendue par l'intensité de la lumière, des feux qui brulent et illuminent les personnages, les chapiteaux et l'histoire…
Nous rencontrons les "créateurs", un petit groupe d'illuminés qui va donner à ce cirque ses lettres de noblesses, le façonner, ajouter des chapiteaux, un chapiteau par spectacle. 
Il choisissent les artistes, qui sont tous au faîte de leur art, la diseuse de bonne aventure Isobel, la contorsionniste, les jumeaux Widget et Poppet, nés lors de l'inauguration…et la sublime Célia, la magicienne qui nous fait confondre le rêve et la réalité.
Nous faisons la connaissance des "rêveurs", ces aficionados qui après avoir découvert ces merveilleuses attractions vont suivre grâce aux récits de Friedrick Thiessen le cirque. Ils communiquent entre-eux, et pour s'identifier décident qu'une marque rouge sera leur signe de reconnaissance. Il y a Bailey, l'enfant qui par défi entrera dans le cirque fermé et fera la connaissance de Poppet.
Mais bien sûr, il y a les manipulateurs, l'égoïste Prospero, père de Célia, et Alexander H., tuteur de Marco. Que cherchent-ils vraiment dans les défis qu'à travers leurs élèves ils se lancent. Pourquoi le cirque n'est pour eux qu'un échiquier? Comment Marco et Célia vont pouvoir se libérer de leur emprise.
Ce roman est tout en nuance et douceur, et s'il y a parfois quelques violences, elles se fondent dans le récit, juste pour donner un peu plus de saveur. Ce texte fut pour moi comme une friandise, un fondant au chocolat qu'on savoure par petites touches, qu'on déguste et qu'on regrette d'avoir fini!

Je remercie Partage lecture et les Éditions Pocket pour ce partenariat.



vendredi 6 novembre 2015

"Tchat" partage lecture" Morgan Caine

Le 5 novembre 2015 sur "partage lecture" était organisé (par Cassiopée) un tchat avec Morgan Caine , l'auteur de "La complainte des filles de Lot".


Lisa, de Rokh édition était présente, Cassiopée aidée d'Elyuna et de Nisa, deux de nos modératrices de charme, a dirigé le débat. Les lecteurs, je devrais dire lectrices, puisque les hommes ont manqué à l'appel, toutes séduites par leur lecture sont venues débattre, Lilo85, malo, Nala, plume44, Sayuda, Step, et yaki. Nous étions donc 11 pour passer cette soirée !!!

Leur avis ici

Le compte-rendu d'Elyuna  ICI

Après s'être présentée à nous, Morgan s'est un peu révélée. En fait très peu, puisque en dehors de son âge, je ne sais pas grand chose de cet auteur. Ses parents l'ont élevée en lui faisant écouter Barbara, Brel ou Brassens, d'où l'influence dans ses goûts musicaux qui jalonnent le texte.
Nous avons parlé, un peu à bâton-rompu de son roman. La pédophilie en est bien sûr le centre, avec les horreurs qu'entrainent de telles pratiques, nous avons essayé d'imaginer des solutions pour éviter le passage à l'acte, ou au moins les récidives…
Comment protéger nos enfants, nos petits-enfants. Nous n'avons hélas pas de réponse, mais en parler, c'est déjà être informé, déjà être conscient.
Comment sanctionner les coupables? Quelles circonstances atténuantes peuvent-ils avoir? Nous avons aussi parlé des femmes et parfois de l'aide qu'elles offrent à ces tortionnaires. Personnellement, je serai plus dure avec elles. La pédophilie, le viol, le sadisme n'a pas besoin de phallus pour exister.
Nous avons discuté des journalistes dont l'ambition, la recherche du scoop ou de la célébrité font la lie d'une profession qui devrait d'abord être au service des citoyens. Étique professionnelle trop souvent absente.
Puis nous avons évoqué les anciennes parutions de l'auteur, mais surtout de ses futures éditions, dès janvier prochain!
Nous retrouverons donc très vite cet auteur agréable, ainsi que Lisa.
Merci à Partage lecture  et à  Rokh éditions d'avoir agrémenté notre lecture par cette soirée sympathique.
Un grand MERCI à tous les intervenants.

mardi 3 novembre 2015

Echo Park

Michaël CONNELLY

Quatrième de couverture

1993: la jeune Marie Gesto disparaît à la sortie d'un supermarché d'Hollywood. Confiée à l'inspecteur Bosch, l'affaire n'est pas résolue, la victime n'étant jamais retrouvée. Hanté par cet échec, Bosch rouvre sans succès le dossier année après année. Jusqu'en 2006, où le district attorney l'informe qu'un suspect accusé de deux meurtres, dont celui de Marie Gesto, est prêt à passer aux aveux en échange d'un plaider coupable qui lui évitera la mort. Chargé de vérifier que cet individu ne blouse pas la justice, Bosch est très éprouvé par ce qu'il apprend. Encore plus déstabilisant pour lui, en épluchant le dossier établi en 93, le district attorney a découvert une erreur capitale dans l'enquête, erreur qui aurait permis au suspect de continuer à tuer treize ans durant. C'est alors tout un pan du passé d'inspecteur de Bosch qui se fissure.
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Robert Pépin.

C'est toujours avec plaisir que je retrouve l'inspecteur Bosch. Réintégré après un départ à la retraite, notre héros et sa coéquipière Kiz Rider sont chargés des "Affaires non résolues".
Hanté par les enquêtes non abouties, l'inspecteur ouvre régulièrement certains dossiers. C'est le cas "Marie Gesto" qui l'obsède, et lorsqu'on le contacte parce qu'un tueur est passé aux aveux, il va accepter de collaborer afin de retrouver le corps, et d'arrêter le coupable.
Les choses ne sont pas si simples, et Harry va enquêter non seulement sur le coupable auto désigné, mais aussi sur tous les personnages qui tournent autour de cette affaire. Aidée par Rachel Walling, une amie intime, membre du FBI, il va remonter le cours de ces treize années qui le sépare du meurtre de la jeune femme.
Alors se mêlent politique, élections, plans de carrière et promotions. Bosch ne respecte pas toujours la procédure, d'où parfois des mises à l'écart. Mais nous le connaissons, rien ne le laisse se détourner de son sacerdoce, une victime reste toujours une victime, il faut la respecter. Un bon point pour Hieronymus, il a arrêté de fumer.

dimanche 1 novembre 2015

Le petit mensonge de Dieu

Cyril MASSAROTTO

Quatrième de couverture

Le retour de Dieu et de son meilleur pote…
"Dieu est un pote à moi. Ou plutôt il l’était, jusqu’à ce que je découvre son mensonge. 
C’était il y a une seconde à peine, juste à l’instant de ma mort. Je pen­sais dis­pa­raî­tre dans le néant, comme il me l’avait toujours dit.
Mais il m’a menti !Il y a quelque chose, après…Pas vrai­ment le para­dis, pas l’enfer non plus. J’attends quelques explications !"

L'été dernier je lisais "Dieu est un pote à moi", lecture facile et agréable. Cyril Massarotto ne s'arrête pas là, il écrit une suite, prévue ou imprévue? C'est la question que je lui poserai si je le rencontrais.
Rien de mystique, rien de religieux dans ce roman, juste l'histoire d'un mort qui ne se prend pas la tête, qui ne se prend pas au sérieux!
Comment imaginer qu'un jour notre vie va s'arrêter, comment imaginer un monde sans nous. Nous essayons bien de tracer notre sillon, de laisser de nous quelque chose d'unique, mais qu'advient-il de ce "nous". À l'instar de Brassens, je sais ce que je voudrai "qu'il advînt de mon corps, Lorsque mon âme et lui ne seront plus d'accord Que sur un seul point, la rupture." Mais qu'advient-il de ce qui fait notre entité?
Évidemment Massarotto ne nous donne pas de réponse, mais son approche, pleine d'humour, plutôt proche de ce que le commun des mortels (dont je suis) pourrait imaginer.
Coïncidence, j'ai terminé ce roman hier soir, jour des morts vivants, et je le chronique en ce jour de Toussaint…!!! Un hasard que je trouve amusant, comme cette lecture!