samedi 31 janvier 2015

Sans laisser d'adresse

Harlan COBEN
Couverture: Douglas E. Walker

Quatrième de couverture:

Retrouver, après sept ans de séparation, une femme sublime à Paris. Un programme a priori réjouissant. Sauf quand l'amant s'appelle Myron Bolitar, agent sportif : sur place, les ennuis ne tardent pas à arriver. Son amie Terese est mêlée à un meurtre. Sur la scène du crime, du sang, beaucoup de sang : celui de la victime mais aussi celui de la propre fille de Terese… morte dans un accident des années auparavant.
Traduit de l' américain par Roxane Azimi

J'ai lu beaucoup de critiques plutôt positives de ce roman. J'ai été d'autant plus attentive à ce qu'elles disaient que je n'ai pas aimé ce roman.
Myron Bolitar est agent sportif. Wyn, un ami "ultra riche" (c'est toujours utile, l'argent pour expliquer certaines actions impossibles aux communs des mortels!) apporte son soutien physique, moral et financier à notre héros. 
Entre terrorisme, trafics d'embryons, endoctrinement, service secrets français, américains, sans parler du Mossad, beaucoup d'ingrédients que j'ai trouvé mal cuisinés.
Je n'ai pas accroché au style de l'auteur. 

vendredi 30 janvier 2015

Le coeur en braille

Pascal Ruter
Couverture: Anne Montel

Quatrième de couverture 

Jusque là, pour Victor, une année scolaire 
c’est du saut à l’élastique sans l’élastique. 
Ce qu’il préfère ? 
Écouter les Rolling Stones, se gaver de loukoums 
avec son copain Haïçam, parler mécanique avec son drôle de père… Quand il ne s’amuse pas à planquer le PQ des toilettes des filles, 
il essaie d’échapper aux punitions qui pleuvent sur lui comme la foudre sur le paratonnerre.
Mais lorsque Marie-José, génie absolu,
déboule dans sa vie un beau jour de contrôle de math, 
c’est tout son univers qui implose…

P.S : si vous avez envie de rire, c’est normal. Si vous avez envie de pleurer, c’est normal aussi.

Victor, c'est un tout jeune homme de quatrième, il doit faire des efforts pour améliorer ses notes, et aussi son comportement. Mais voilà, quand on a treize ans et la tête dans les nuages, quand on a pas encore besoin de se raser tous les jours et qu'on est le leader d'un groupe de rock, "La chignole" avec les frères "Métro" et qu'on adore la mécanique partagé avec son père et "Panhard", faire des efforts à l'école, c'est pas exactement une priorité.
Il suffit de si peu de chose pour "débloquer" ce gamin, qui est plutôt un bon garçon. Il se prend d'amitié, peut-être même d'amour pour Marie-José, et va s'en même s'en apercevoir, sans effort réel faire, dans tous les domaines de gros progrès.
J'ai pris beaucoup de plaisir en lisant ce livre. L'auteur par l'intermédiaire de Victor nous parle comme nous parlerait un enfant. C'est agréable et facile à lire. On imagine très bien ses amis, et même ses ennemis, ses professeurs et les différents intervenants du collège. 

mercredi 28 janvier 2015

Le soleil des Scorta

Laurent GAUDÉ
Couverture: Ferdinando Scianna

Quatrième de couverture

L'origine de leur lignée condamne les Scorta à l’opprobre. À Montepuccio, leur village d'Italie du Sud, ils vivent pauvrement, et ne mourront pas riche. Mais ils ont fait vœu de se transmettre de génération en génération, le peu que la vie leur laisserait en héritage. Et en dehors du modeste bureau de tabac familial, créé avec ce qu'ils appellent "l'argent de New York", leur richesse est aussi immatérielle qu'une expérience, un souvenir, une parcelle de sagesse, une étincelle de joie. Ou encore un secret. Comme celui que la vieille Carmela confie au curé de Montepuccio, par crainte que les mots ne viennent très vite à lui manquer.
Roman solaire, profondément humaniste, le livre de Laurent Gaudé met en scène, de 1870 à nos jours, l'existence de cette famille des Pouilles à laquelle chaque génération, chaque individualité, tente d'apporter, au gré de son propre destin, la fierté d'être un Scorta, et la révélation d'un bonheur.

Quel bonheur que de retrouver la plume de Gaudé, de suivre ses personnages, tous plus vrais les uns que les autres, et surtout LA femme que Gaudé choisit pour nous faire vibrer.
Dans "Le soleil des Scorta" c'est Carmela, c'est avec elle que nous allons suivre le destin des Scorta. Famille née dans la violence et qui fera sa notoriété dans le vol et la délinquance.
Il faudra beaucoup de courage à Carmela et ses deux frères pour revenir au village, enterrer dignement leur mère, adopter un troisième frère.
J'ai ressenti la violence de ce soleil italien, ce soleil qui brule tout, lézards, pierres, et hommes, qui anéantit tous les efforts, mais sublime les oliviers.
Quelque soit les destins de chacun, ils se retrouvent tous dans une même force, dans un même élan, leur appartenance à la famille Scorta.

Suivi d'auteurs


mardi 27 janvier 2015

Une enfance de Jésus

John Maxwell M. COETZEE
Couverture: Marianne Ellis

Quatrième de couverture

La traversée en bateau les a lavés du passé. Ils ont dû oublier d’où ils venaient. Nouveaux noms, nouvelle langue, nouvelle vie. David a perdu sa mère, Simón s’est fait le serment de la retrouver. Il n’y a pas de mot juste pour désigner ce que l’homme et l’enfant sont l’un pour l’autre. Débarqués à Novilla, ils doivent trouver un logement, parler espagnol. Reconstruire. Sans regarder en arrière…
Traduit de l'anglais (Afrique du Sud) par Catherine Lauga du Plessis

J'ai fini la lecture de ce roman, et je dois bien avouer que je suis perplexe.
On ne sait pas où et quand se passe l'action, mais les réfugiés, les peuples "déplacés" sont de toutes les époques. On ne sait pas davantage d'où ils viennent.
Simon, "el viejo" quarante-cinq ans prend sous son aile le petit David, cinq ans environ. L'enfant a perdu sa mère et Simon a décidé de la retrouver. Ils n'ont plus d'identité, on leur a attribué un nom, un âge. Ils ont oublié leur passé: "Les gens ici se sont lavés à grande eau du passé . Vous devriez faire de même : laisser les vieilles attaches, ne cherchez pas à renouer les liens d'autrefois" .
Aussi étrange que cela puisse paraitre, Simon est persuadé qu'il reconnaîtra la maman de David dès qu'il la verra, et décide que c'est Inès.
Simon travaille sur les docks et se fait quelques amis.
Qu' a vraiment voulu nous dire l'auteur? 
L'absence d'histoire et de souvenir est forcément douloureux. Notre histoire est essentielle à notre équilibre..
Il parle du travail humain, sans mécanisation, il parle d'éducation d'enfant, avec amour certes mais sans discernement, il parle de relations entre hommes mais pas d'amitié, les femmes semble n'être que des mères, il parle de gaspillage aussi…On ne voit pas de passion, on ne ressent que de la "raison".
Je pense être passé à côté de ce roman, mais j' ai aimé le style de Coetzee.
Je remercie "Partage lecture" et les éditions "Points" pour ce partenariat.
Coetzee est prix Nobel de littérature 2003.






samedi 24 janvier 2015

Au bonheur des ogres

Daniel PENNAC
Couverture: Tardi

Quatrième de couverture

Côté famille, maman s'est tirée une fois de plus en m'abandonnant les mômes, et le Petit s'est mis à rêver d'ogres Noël.
Côté cœur, tante Julia a été séduite par ma nature de bouc (de bouc émissaire).
Côte boulot, la première bombe a explosé au rayon des jouets, cinq minutes après mon passage. La deuxième, quinze jours plus tard, au rayon des pulls, sous mes yeux. Comme j'étais là aussi pour l'explosion de la troisième, ils m'ont tous soupçonné.
Pourquoi moi ?
Je dois avoir un don…

La famille Mallaussène est très particulière, complètement déjantée. C'est l'aîné, Ben qui assume, face à la défaillance de sa mère la lourde responsabilité du foyer. Pour vivre, et faire vivre la fratrie, il travaille comme "bouc émissaire" dans un grand magasin parisien.
Pour endormir ses frères et soeurs, le soir, il leur raconte ses journées au travail, enjolivant les faits, et décrivant de façon très visuelle les personnages.
Jusqu'au jour où une bombe explose…
Quelques chapitres pour m'adapter à la musique du texte et je suis partie dans cette histoire rocambolesque mais non dénuée de sens et une enquête policière des plus originale.
Je ne tarderai pas à lire la suite, afin de retrouver cette famille si pittoresque.

vendredi 23 janvier 2015

La petite fille de Monsieur Linh

Philippe CLAUDEL
Couverture: Hubert Michel

Quatrième de couverture

C'est un vieil homme debout à l'arrière d'un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul désormais à savoir qu'il s'appelle ainsi. 
Debout à la poupe du bateau, il voit s'éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l'enfant dort. Le pays s'éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l'horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette.

Ce n'est pas à proprement parler un "roman route", mais j'ai retrouvé dans le parcours de Monsieur Linh un peu de cette marche en avant qui nous donne envie d'aller, avec lui, plus loin.
Il a tout perdu, il quitte son passé et ne laisse rien derrière lui. Il fuit, comme ils ont tous fuis, chassés de leur pays, en espérant trouver au-delà des mers un futur, une vie sans bombes, sans violence.
Mais il est bien vieux, Monsieur Linh, et s'il doit continuer, c'est pour sa petite-fille, cette si petite Sang diû (Matin doux). Pour que elle puisse avoir une vie, une vraie vie.
Il va rencontrer le "Gros homme" qui fume beaucoup. Par quelques gestes simples, ils vont se comprendre et même communiquer…
Un très, très bon moment de lecture.

mercredi 21 janvier 2015

Mille soleils splendides

Khaled HOSSEINI
Couverture: Shaul Schwarz / Getty Images

Quatrième de couverture

À Kaboul, Mariam endure un mariage contraint avec un homme violent. L' arrivée de la jeune Laila sous son toit est une épreuve de plus. Mais entre ces femmes que tout oppose, la rivalité va bientôt faire la place à une indéfectible amitié… Et à l'espoir d'une autre vie.
Un chant d'amour poignant à l'Afghanistan, déchiré par la Barbarie.

J'ai vécu, grâce à la plume de Khaled Hosseini, en Afghanistan de 1958 à 2003.
J'ai aimé le père de Mariam, parce qu'il semblait l'aimer aussi, même s'il la laissé vivre "harami" (bâtarde), en dehors de sa famille, il lui racontait de si belles histoires. J'étais heureuse des visites du mollah Faizullah, qui lui enseignait les versets du Coran et qui lui manifestait tant de gentillesse.
Puis, je l'ai détesté, ce père, qui a imposé un vieux mari. Ce mari, Rachid, j'en suis sûre sentait mauvais.
Je suis partie avec elle à Kaboul, j'ai espéré qu'un enfant, surtout une fille, viendrai l'aider à vivre.
Mais elle s'est enfermée dans sa douleur, dans son chagrin comme dans cette burka, imposé par son impitoyable mari.
Alors, humble lectrice ne pouvant rien pour elle, je me suis tournée vers Laila, cette enfant, née dans une famille où tout semble aller mieux. Laila va à l'école et son père, enseignant lui explique qu'elle doit s'instruire, il y a Tarik, ce petit voisin tant aimé…Et puis vint la guerre, ses frères partis ne reviendront pas, son père n'enseignera plus et sa mère ne s'occupe pas d'elle. Ce n'est qu'une fille, rien à voir avec des fils, ces petits sultans tant adorés de leur maman.
Un bombardement, et Laila se retrouve, seule, chez Mariam, où Rachid finira par l'épouser.
Elles vont vivre toutes les horreurs de la guerre, mais aussi et surtout les brutalisé d'un homme protégé par la loi.
Il sera long, le chemin qui les mènera à la liberté.
Hosseini avec ce texte rend hommage à toutes les femmes de son pays d'origine, leur courage, leur volonté de vivre malgré tout.

jeudi 15 janvier 2015

La révolte des anges

Anatole FRANCE


Des anges, rebellés contre Dieu, s'incarnent à Paris pour préparer un coup d'État.

C'est à la façon d'une fable qu'Anatole France nous raconte l'histoire de ce bibliothécaire tellement passionné par les livres dont il a la "garde" que même les "prêter" à leur propriétaire est pour lui un supplice.
Alors, quand les livres quittent leurs étagères, s'envolent notre homme devient fou.
Mais les livres, c'est le savoir, et c'est un ange qui simplement veut les lire.
De ce savoir nait une révolte, bien sûr un ange ne peut que croire en Dieu, mais Dieu a-t-il le droit d'agir comme il le fait…
C'est pour Anatole France l'occasion de critiquer de l'Église catholique et les institutions de son époque.
Je ne suis pas sûre d'avoir apprécié cet auteur à sa juste valeur. 
Prix Nobel de littérature en 1920.


L'ange du bizarre

Edgar Alan POE



Cette nouvelle, traduite par Charles Baudelaire est extraite du recueil "Le chat noir".
La troisième, "l'ange du bizarre", un homme lit un fait divers qu'il juge irréaliste, il ne croit pas au surnaturel , l'Ange du Bizarre arrive  pour lui démontrer qu'il a tord. Il va dés lors être victime d' une suite de péripéties toutes plus invraisemblables les unes que les autres… Finira-t-il par croire à ces évènements étranges? L'ange du bizarre c'est un être qui semble tout droit sorti de l'imaginaire du narrateur.
Ce texte très court, des évènements fantasques, insolites. Un regret cependant; l'accent de l'ange qui est incompréhensible et fastidieux à lire.
Un tout petit moment "déjanté" bien agréable.

mercredi 14 janvier 2015

22/11/63

Stephen KING
couverture: design de Rex Bonomelli.

Quatrième de couverture

IMAGINEZ QUE VOUS PUISSIEZ REMONTER LE TEMPS, 
CHANGER LE COUR DE L'HISTOIRE.
LE 22 NOVEMBRE 1963, 
LE PRÉSIDENT KENNEDY ÉTAIT ASSASSINÉ À DALLAS.
À MOINS QUE…

Jake Epping, professeur d'anglais à Lisbon Falls, n'a pas pu refuser d'accéder à la requête d'un ami mourant: empêcher l'assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l'entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l'époque d'Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d'un taré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d'une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake, un amour qui transgresse toutes les lois du temps.
Avec une extraordinaire énergie créatrice, King revisite au travers d'un suspens vertigineux l'Amérique du baby-boom, des "happy days" et du rock and roll.
Traduit de l'américain par Nadine Gassie.

J'ai toujours aimé les "voyages dans le temps", partir avec un auteur dans le passé, ce passé historique et essayer de changer un moment de notre histoire.
Mais c'est souvent la petite histoire qui est changée, celle du quotidien, parce que les faits historiques ne peuvent pas être déformés.
Dès les premières lignes du roman, avec l'incroyable devoir de Harry Dunning et la réaction de Epping, notre narrateur, j'ai été pratiquement envoutée par cette histoire. J'ai de suite aimé ce héros qui aime son métier, qui l'exerce comme on exerce une vocation, avec ce désir de grandir ses élèves.
Comme toujours King prend le plus grand soin dans la description des personnages. On sent la misère, la peur, mais aussi la tendresse et la joie.
Nous visitons ces contrées lointaines que sont les années 1958 à 1963, avec le bon, et le mauvais. Je les ai trouvés très authentiques. King a su dépasser les clichés pour que nous plongions dans cette époque. 


mardi 6 janvier 2015

L'appel du coucou

Robert GALBRAITH

Quatrième de couverture:

Une nuit d'hiver, dans un quartier chic de Londres, le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée. Suicide. Affaire classée. Jusqu'au jour où l'avocat John Briscow, frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike.
Strike est au bout du rouleau : ex-lieutenant dans l'armée, il a perdu une jambe en Afghanistan, sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée un naufrage. Aidé par une jeune recrue intérimaire virtuose de l'Internet, Strike est chargé d'enquêter sur la mort de Lula.
De boîtes de nuit branchées en hôtels pour rock-stars assaillies par les paparazzi, en passant par un centre de désintoxication et le manoir où se meurt la mère adoptive de Lula, Strike va passer de l'autre côté du miroir glamour de la mode, dont les reflets chatoyants dissimulent un gouffre de secrets, de trahisons, de manoeuvres inspirées par la vengeance.

Je l'ai trouvé plutôt attachant, Strike, devant squatter son propre bureau parce que sa superbe épouse l'a mis à la porte. J'ai trouvé charmante son efficace secrétaire intérimaire.
L'intrigue est bien menée et agréable à lire.