samedi 31 mai 2014

Origine inconnue

Danielle THIERY

Quatrième de couverture

Un dimanche matin, dans la banlieue lyonnaise, le commissaire Marion savoure ses premiers jours de vacances lorsqu'un camion s'approche de sa petite maison isolée. Le livreur déballe devant la jeune femme stupéfaite quinze cartons envoyés par un certain Gus Léman, un ancien ami de son père disparu de la circulation depuis plus de trente ans et qui vient de mourir. Pourquoi l'a-t-il choisie comme légataire ? La question se complique lorsque Marion apprend que Gus était un fameux braqueur dans les années 60. Et qu'elle découvre une photo de lui au bras de sa mère...

C' est le troisième roman que je lis de Danielle Thiéry, première femme en France devenue commissaire de police.
Je dois dire que j' ai été séduite par cette histoire.
Edwige Marion, notre héroïne, commissaire de police à Lyon, est en vacances, elle apprend que son équipe a été victime d' une fusillade et qu' un de ses hommes est dans un état grave.
La réception de cartons, envoyés par un ami de son père, décédé d' étrange façon ne la laisse pas indifférente.
Entre sa fille adoptive, Nina, de onze ans, son fiancé Gilles, elle essaie de concilier sa vie privée et professionnelle. C' est une course contre le montre de chaque instant. Les intrigues de ses supérieurs, les angoisses de son équipe, le mutisme des bourguignons, le refus de coopérer de la gendarmerie, Marion  va devoir faire des prodiges. Les vacances permettent à l' auteur de ne tenir compte d' aucun des règlements en vigueur, et avec l' aide de sa fidèle équipe elle  va découvrir qui est vraiment Léman, pourquoi il a été assassiné, et leur lien.
L' histoire est originale, le style simple et agréable à lire. Un bon moment de détente, et un bon policier.


mercredi 28 mai 2014

Le roman des filles

Nathalie SOMERS

Couverture: Isabelle Maroger

Quatrième de couverture

L'été finit mal pour Lily, Maëlle et Chiara !! Les trois copines sont privées de portable, interdites de chat sur MSN, et catastrophe ! elles découvrent qu'elles ne sont pas dans la même classe à leur rentrée au lycée ! Pourtant, cette nouvelle année leur réservera bien des surprises, et pour commencer, leur rencontre au lycée avec Mélisande, belle et mystérieuse. Cette grande fille aux boucles rousses deviendra-t-elle leur amie ? Avec ces quatre héroïnes, laissez-vous emporter par l'émotion, les secrets et l'amour !

Ce roman est le premier tome d' une série de 6.
Le titre du tome 1 est "Confidences, SMS et prince charmant"
Contre toute attente, j' ai été séduite par ce roman.
L' adolescence est éternelle, j' ai retrouvé tout ce qu' on peut vivre à cet âge tendre, quelque soit l' époque. Si on excepte les "chats" sur MSN, les portables et ordinateurs, ces quatre demoiselles vivent les mêmes émois que leurs aînées.
Les problèmes gravent ne sont pas abordés, nos ados sont équilibrées et vivent dans des milieux sains, même si Chiara a perdu très jeune sa maman, et si Mélisande a des parents indifférents et absents, nos quatre jeunes filles s' épanouissent et arrivent à passer cette année de seconde sans se perdre. Les héroïnes s' entraident, c' est agréable.
J' ai trouvé ce roman positif. Il donne une bonne image de la jeunesse, des ados.

lundi 26 mai 2014

Un tueur dans la nuit

Heather GRAHAM

Couverture: C. Escarbelt

Quatrième de couverture

Un corps atrocement mutilé, déposé dans une ruelle mal éclairée de New York en une pose volontairement suggestive… En s’avançant vers la victime – la quatrième en quelques jours à peine –, l’inspecteur Jude Crosby comprend aussitôt que le tueur qu’il traque vient une fois de plus d’accomplir son œuvre macabre. Qui est ce déséquilibré, qui semble s’ingénier à imiter les crimes commis par Jack l’Eventreur au XIX ème siècle ? Et comment identifier celui qui n’est qu’une ombre dans la nuit, vêtue d’une redingote et d’un chapeau haut de forme ? Se pourrait-il, comme le titrent les médias, qu’il s’agisse du fantôme du célèbre assassin, ressuscité d’entre les morts pour venir hanter le quartier de Wall Street, désert la nuit ? Une hypothèse qui exaspère Jude, lui qui sait bien qu’il a affaire à un homme en chair et en os qu’il doit arrêter au plus vite. Quitte pour cela à accepter de collaborer avec la troublante Whitney Tremont, l’agent du FBI qui lui a été envoyé pour l’aider à résoudre l’affaire. Même si Jude ne croit pas un seul instant au don de double vue qu’elle prétend posséder… 
Traduit de l' américain par Julie Albizzi 

Ce roman est le troisième volume de la série "Krewe of Hunters", mais le premier que je lis.

Je crois que ces livres peuvent se lire indépendamment les uns des autres.
Inspecteur de police à New York, Jude Crosby a toutes les qualités physiques et intellectuelles qu' on peut attendre chez un héros, pas traumatisé par son enfance, équilibré, pouvant, parce que son père a fait de bons placements, se vêtir luxueusement et bien vivre avec son seul salaire.Il est tellement parfait, ce héros qu' il reçoit, avec réticence certe, mais bonne humeur quand même, une équipe du FBI. Et dans cette équipe (spéciale évidemment), il y a bien sûr l' héroïne, toute aussi jolie, belle et élégante...Sachant parler au bon moment, et se tenir en retrait pour ne pas faire de l' ombre au mâle dominant...du roman bien sûr.
Il a bien fallu que j' arrive à la moitié (à peu près !!) du livre pour me laisser happer par cette enquête.
Ils recherchent un probable imitateur (ou fantôme?)de Jack l' Eventreur...qui bien sûr aurait émigré aux Etats-Unis pour échapper à la justice anglaise...Je ne sais pas si ce fait est avéré.
Si les meurtres sont nombreux et particulièrement atroces, (mais les sévices ont eu lieu post-mortem) les fantômes sont encore plus nombreux. On suit avec plaisir une histoire qui s 'accélèrent, les policiers sont dépassés, mais les fantômes sont là pour crier vengeance et aider les policier à faire leur travail.
En conclusion, les héros ne sont pas ceux que je préfère, je n' ai pas ressenti d' émotion particulière par rapport aux lieux, mais je me suis laissé prendre par l' histoire.




samedi 24 mai 2014

Millénium 1 - Les hommes qui n'aimaient pas les femmes-

Stieg LARSSON

Couverture: Isabel Samaras "Wednesday the Destroyer"

Quatrième de couverture:

Ancien rédacteur de Millénium, revue d’investigations sociales et économiques, Mikaël Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d’une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu’un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires. Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée. placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu’il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documnts cent fois examinés, jusqu’au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier. Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers. lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l’écorchée vive vont résoudre l’affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu’il faudrait peut-être taire.
Traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc de Gouvernain.

C' est dès le prologue, avec l' énigme des fleurs séchées que Stieg Larsson a su capter mon intérêt. 
J'ai  fais la connaissance de Michaël Blomskvist, journaliste d' investigation, condamné pour diffamation, et de Lisbeth Salander, enquêtrice hors-pair.
J' ai tout de suite accroché avec nos deux héros, lui, quadragénaire bien dans sa peau, elle jeune femme perturbée, au passé plutôt tourmenté.
Comme elle est touchante et fragile quand elle va voir sa "maman", comme j' ai eu envie de l' aider, d' être à ses côtés. Comme j' ai aimé la façon dont elle s' occupe de son tuteur!
Les statistiques, j' imagine qu' en France nous avons sensiblement les mêmes, nous rappellent les violences faites aux femmes.
Je ne parlerai pas des énigmes, elles sont bien ficelées et bien menées. L' écriture de Larsson est simple, fluide, agréable à lire. J' ai hâte de lire les tomes qui suivent.

mercredi 21 mai 2014

La glace noire

Michaël CONNELLY

Couverture: Photo Arthur Meyerson

Quatrième de couverture

La veille de Noël, l'inspecteur Moore est trouvé sans vie dans un motel de Los Angeles. Arrivé sur les lieux, son collègue Harry Bosch se fait virer par ses patrons : c'est un suicide, point final. Furieux, Bosch enquête en douce et comprend que Moore était lié à un trafic de black ice, une drogue nouvelle qui fait des ravages en Californie. 
Plus troublant, dans la voiture de Moore il découvre un mot qui lui est clairement destiné. Entre les deux hommes, un étrange dialogue se noue, d'outre-tombe au début, jusqu'au jour où on décèle une mouche dans le corps d'un travailleur mexicain jeté à la décharge publique...

Traduit de l' américain par Jean Esch.

Deuxième roman dont Harry (Hieronymus) Bosch est le héros, édité en 1993 (1995 pour la traduction française).
Nous retrouvons notre détective, ancien du Vietnam, désabusé mais soucieux de rendre justice à toutes les victimes. Trop souvent franc-tireur, il est forcément mal vu de sa hiérarchie, évité par ses collègues...En un mot, c' est plutôt un solitaire.
Afin de faire remonter les statistiques, et parce que c' est le plus performant de son groupe, Harry va récupérer quelques dossiers. Sa perspicacité va lui faire choisir deux homicides qui semblent liés au décès du policier "Moore" . C' est donc trois enquêtes que nous allons vivre avec Harry.
Ne suivant que son instinct, prenant des risques au sein d' un trafic de drogue, Harry ira jusque' au Mexique pour résoudre son affaire. 
Au fil des pages nous découvrirons un peu plus de la personnalité du héros. Ce célibataire , amateur de Jazz, cuisinant pour son plaisir et aimant un bon vers de vin pour accompagner son repas, "surveillant" et nourrissant un coyote nommé "Timido". Nous ferons aussi la connaissance de son père.
La plume de Connelly est bien là, avec des descriptions des lieux et gens qui accentue le réalisme de l' histoire. J' aime beaucoup.

C' est avec le sourire que j' ai retrouvé les années 90, sans internet, sans téléphone portable, mais avec ces fameux bipeurs, qui, les plus anciens s' en souviennent  nous permettait de communiquer nos angoisses à nos enfants..."Bip Bip ...téléphone-moi...où es-tu?"

dimanche 18 mai 2014

L' ombre douce

Hoai Huong NGUYEN

Couverture: John Smith / Corbis

Quatrième de couverture

1954, c’est la guerre d’Indochine, l’armée populaire vietnamienne attaque les troupes françaises sans relâche.
À Hanoï, à l’hôpital Lanessan, Mai, une jeune Annamite, aide les équipes médicales en charge de remettre sur pieds les soldats français blessés. Yann, le jeune breton, a été atteint au thorax mais s’en sort… Pour elle, c’est bien un coup de foudre. La jeune femme va d’ailleurs faire preuve d’une imagination débordante pour empêcher qu’il soit renvoyé trop rapidement au front, allant même jusqu’à mentir au médecin sur son état de santé. L’énergie qu’elle déploie pour retarder son départ éveille l’attention et la curiosité du soldat qui, à son tour, tombe sous le charme.


Yann, c'est un prénom classique en Bretagne, c' est aussi le prénom du jeune Gaos, héros du superbe "Pêcheurs d' Islande" de Pierre LOTI, (c'est aussi le prénom de mon fils...ni pêcheur, ni breton.).
C'est très loin de sa Bretagne natale que notre héros soldat va découvrir l' amour. Ils sont très jeunes tous les deux et plein de rêves et d' espoir.
Je n' ai pas particulièrement aimé cette histoire, ni le style, mais assez bizarrement je l' ai lu sans déplaisir, contente cependant que le roman soit court.
Je l' ai trouvé "cousu de fil blanc".
"Les histoires d' amour finissent mal en général" chantaient les Rita Mitsouko.

samedi 17 mai 2014

Le vol des cigognes

Jean-Christophe grangé

Quatrième de couverture:

A 32 ans, un doctorat d'histoire en poche, Louis Antioche en a plus qu'assez des livres et des sciences humaines. Alors, quand l'ornithologue suisse Max Böhm lui propose de suivre la migration de cigognes à travers l'Europe et l'Afrique, afin de chercher à comprendre pourquoi certaines d'entre elles ne sont jamais revenues au printemps dernier, c'est sans aucune hésitation que le jeune homme accepte.
À peine arrivé à Montreux où l'ornithologue l'attend pour mettre au point les derniers préparatifs, Louis découvre le corps sans vie de Böhm, vraisemblablement foudroyé par une crise cardiaque au beau milieu d'un nid de cigognes.
Intrigué par sa mission, Louis se décide rapidement à suivre les volatiles. De la Slovaquie à la République de Centrafrique, en passant par les kibboutz d'Israël, le paisible voyage de Louis va rapidement tourner au cauchemar. Alors que les cadavres atrocement mutilés se succèdent, les interrogations s'accumulent, au sujet de la disparition des cigognes mais également par rapport au mystérieux passé de Böhm...
Poursuivi par des tueurs implacables, Louis trouvera finalement la réponse à toutes ces questions à Calcutta, au cœur des ténèbres...


Lorsqu' en septembre dernier, je regardais les cigognes  faisant escale sur un château d' eau pas très loin de chez moi, ce roman n' était pas encore dans ma PAL. Quelques heures et 174 photos (vive le numérique!) plus tard, je me renseignais sur la migration des cigognes. Ce fut un réel plaisir d' en apprendre un peu plus sur ce magnifique oiseau.

Au-delà de l'intrigue, je devrais même dire des intrigues qui se croisent, se recoupent, notre héros, Louis Antioche tout en suivant le vol des cigognes va nous faire découvrir ces peuples de misère souvent oubliés. En Bulgarie, ce sont les "roms", on les ignore, on les rejette, et surtout on n' enquête pas sur leur meurtre, "règlement de compte...entre-eux", ne pas chercher, ne pas savoir. L' auteur nous raconte les couleurs, les odeurs, les gens et leurs regards. Puis nous suivons ces magnifiques cigognes au coeur d' un kibboutz, avec la violence et la peur entre ces deux peuples ennemis. Les armes, le sang et les morts pour seule réponse. Encore des armes en république de Centre Afrique, mais la vision des autochtones, puis ce voyage au coeur de la civilisation pygmée. Enfin Calcutta, l' Inde d' où seraient originaires nos "roms" du début du voyage.
Et au coeur de toutes ses couleurs, de toutes ses odeurs, des crimes atroces, pendant que les cigognes, symbole de vie passent, des hommes tuent...Et Louis découvrira jusqu' au secret de ses origines. Un roman que j' ai eu plaisir à lire.

jeudi 15 mai 2014

Mapuche

Caryl FEREY

graphisme image Romain Tanguy

Quatrième de couverture:

Rubén, fils du célèbre poète Calderón assassiné dans les geôles de la dictature argentine, est un rescapé de l’enfer. Trente ans plus tard, il se consacre à la recherche des disparus du régime de Videla. Quand sa route croise celle de Jana, une jeune sculptrice mapuche qui lui demande d’enquêter sur le meurtre de son amie Luz, la douleur et la colère les réunissent. Mais en Argentine hier comme aujourd’hui, il n’est jamais bon de poser trop de questions, les bourreaux et la mort rôdent toujours...

Lui, Rubén, a survécu aux tortures de la dictature Videla, mais est resté orphelin à jamais de son père et de sa jeune soeur.
Il rejoint les "mères de la place de Mai" (sa mère est parmi ces femmes) et comme détective privé les aide dans leurs recherches.
Elle, Jana, est Mapuche, venue avec tous les espoirs de la jeunesse à Buenos Aires pour être sculpteur, c' est une artiste...Elle trouve surtout la misère.
"Les mexicains descendent des Aztèques, les péruviens des Incas, les colombiens des Mayas et les argentins descendent du bateau". 
Ce dicton dit à lui seul ce qui peut rester du peuple d' avant la colonisation. Les territoires Mapuche ont fondu comme neige au soleil.
Ces deux êtres que tout, y compris l' âge, semblent séparer vont se retrouver pour enquêter sur d' étranges disparitions.
C'est vrai, nous allons au fin fond de l' horreur. Nous trouvons ce qu' il y a de pire dans le genre humain. L' auteur nous fait vivre une descente aux enfers...
Dans le quatrième de couverture de "La garçonnière" d'Hélène Grémillon il est dit "Ce roman est inspiré d'une histoire vraie". Je crois qu' on pourrait dire exactement la même chose au sujet de ce roman.
C' est très bien écrit. J' ai aimé le style de l' auteur. Il y a à la fin une petite note d' espoir, il m' a laissé comme un goût d' optimisme, ne jamais baisser les bras... Enfin si on peut!

dimanche 11 mai 2014

Les yeux du dragon

Stephen KING

Couverture photo de Richard Waite

Quatrième de couverture

L'ombre de Flagg plane depuis quatre siècles sur le royaume de Delain...
Le jour où la silhouette du sinistre magicien se glisse derrière le trône du roi Roland, c'est en vue d'accomplir son noir dessein: assurer le triomphe du mal.
La machination se met en marche, vénéneuse comme le poison.
Mais c'est compter sans une antique maison de poupée, quelques milliers de serviettes de table, les yeux d'un vieux dragon empaillé et, bien sûr, le courage de ceux qui refusent la tyrannie.

On sait que les contes de fées sont les premiers récits de terreur. En écrire un à l'intention de sa fille Naomi était donc pour Stephen King une sorte de retour aux sources.

Traduit de l' américain par Eveline Châtelain


Quel plaisir que de lire ce conte.
On est malgré soi entraîné par la plume de Stephen King et on se retrouve plongé au coeur de notre enfance, avec les méchants...très très très méchants et des gentils ...très très très gentils.
J' ai particulièrement aimé que l' auteur explique que parfois ce sont les circonstances qui font qu' on peut mal agir. Bien sûr, il écrit pour sa fille, et veut lui transmettre certaines valeurs.

Je dois dire que la scène où le soldat fait son tour de garde en chantant "La Madelon" m' a donnée des  haut-le-coeur, mais j' ai pris un grand plaisir dans ce pays pas si imaginaire que ça.

samedi 10 mai 2014

Le rasoir d' Ockham

Henri LOEVENBRUCK


Couverture Le carnet de Villard de Honnecourt

Quatrième de couverture

Ari Mackenzie, analyste atypique et controversé des Renseignements généraux, est confronté à la plus extraordinaire et la plus violente affaire de sa carrière. Dans l'ombre, un groupe occulte est prêt à tout pour découvrir le secret des pages manquantes du célèbre carnet de Villard de Honnecourt, un manuscrit du XIIIe siècle. Ari saura-t-il arrêter ces fanatiques sans scrupule avant qu'ils ne mettent en place leur sinistre dessein ?

C' est le troisième roman que je lis de Loevenbruck, J' ai même débuté mon année "lectures" avec son superbe "apothicaire".
J' ai fait la connaissance de Ari Mackenzie, son héros, et avec lui de son entourage professionnel et privé. Refusant les nouvelles technologies nous le suivons à travers les bibliothèques et musées spécialisés dans l' ésotérisme. Il roule à bord d' une vieille anglaise décapotable, écoute du bon vieux rock et est très amateur de whiskies .
( J' ai arrêté ma lecture à plusieurs reprises et j' ai lu à mon mari certaines des descriptions faites par Loevenbruck à propos de ce "nectar"
"-N' as-tu pas l'impression que l' auteur est très amateur cette boisson?
- Plutôt oui").
L' histoire commence très vite par l' appel d' un ami, presque un membre de sa famille...et la découverte de son assassinat.
Nous allons alors entrer dans un monde étrange.
Des meurtres en série mènent notre héros dans le monde des compagnons du devoir au cours des siècles passés.
Ce roman est le premier d' une trilogie et je pense me procurer rapidement "La cathédrale du vide" et "Le mystère Fulcaneli" qui, si mes sources sont bonnes, devraient en être la suite.
Si le sujet en lui même est une fiction, Loevenbruck nous entraine derrière son héros à la rencontre de personnages réels et ouvre notre esprit sur ce passé si riche.

mardi 6 mai 2014

Angle d' attaque

Michaël CONNELLY

Quatrième de couverture

Trois enquêtes inédites avec Harry BOSCH !

Dans Joyeux Noël !, Harry Bosch, le soir du 24 décembre, est appelé à enquêter sur un cambriolage dans un mont-de-piété. Le voleur y est retrouvé mort. Si découvrir qui l’a tué n’est que pure routine pour l’inspecteur, ce qui l’est moins, c’est le lien entre l’objet volé et le passé de Bosch au Vietnam…


Dans La Fête des Pères, il est confronté à la difficulté d’être parent quand un père se retrouve accusé d’avoir tué son enfant handicapé en l’oubliant dans une voiture par une chaleur insoutenable… Accident ? Infanticide ? Cas d’école éprouvant pour le père qu’est aussi Bosch.

Angle d’attaque nous offre ses premiers pas de policier au LAPD, en 1972. Accompagné de son mentor, il découvre le corps noyé d’une femme dans sa baignoire… avec son chien. Suicide ? Meurtre ? L’affaire restera non élucidée pendant des années. Jusqu’au jour où Bosch rouvre le cold case et montre une fois de plus à quel point il ne lâche jamais l’affaire. 

Ces trois enquêtes, petits bijoux d’intrigue rondement ficelée et ce, en quelques pages seulement, donnent à voir un Harry Bosch plus que jamais investi et perspicace. Il nous embarque dans ses questionnements, ses doutes et sa ténacité. On est avec lui… jusqu’à la dernière page.

Traduit de l' anglais par Robert Pépin

Avec cette première nouvelle, Harry Bosch va revivre un de ces meilleurs souvenirs de fin de guerre du Vietnam. Si vous aimez le son du saxophone et le jazz, vous serez peut-être comme moi émue aux larmes en lisant cette petite nouvelle inspirée d' une histoire vraie. 

La deuxième nouvelle est plus triste. Comment savoir la vérité lorsque un enfant "fragile" est retrouvé mort. Connelly va nous montrer tout son talent en donnant à Harry Bosch les mots justes pour parvenir à la vérité.

Nous retrouvons notre détective débutant et découvrant son premier cadavre, celui d' une femme noyée dans sa baignoire. Mais Harry n' est pas encore enquêteur.
Trente-trois ans plus tard il reprend l' affaire, 
"Je me rappelle avoir pensé que la victime était vieille (...)En fait elle n' avait que quarante-six ans. J' étais deux fois plus jeune qu' elle et me disais donc que tout individu âgé de quarante-six ans était vieux et avait déjà fait un bon bout de chemin. Ca ne m' attristait pas beaucoup."
Aujourd' hui il pense que c'est pas si vieux et va essayer de savoir ce que cette femme a vécu et tenter d' élucider ce décès.

J' ai aimé lire ces trois nouvelles. Les intrigues sont passionnantes et j' aime beaucoup le style de Connelly ainsi que celui de son héros Harry Bosch.


lundi 5 mai 2014

Certaines n' avaient jamais vu la mer

Julie OTSUKA

Couverture Arman Zhenikeyev

Quatrième de couverture

Nous sommes en 1919. Un bateau quitte l’Empire du Levant avec à son bord plusieurs dizaines de jeunes femmes promises à des Japonais travaillant aux États-Unis, toutes mariées par procuration.
C’est après une éprouvante traversée de l’Océan pacifique qu’elles rencontrent pour la première fois à San Francisco leurs futurs maris. Celui pour lequel elles ont tout abandonné. Celui auquel elles ont tant rêvé. Celui qui va tant les décevoir.
À la façon d’un chœur antique, leurs voix se lèvent et racontent leurs misérables vies d’exilées… leurs nuits de noces, souvent brutales, leurs rudes journées de travail dans les champs, leurs combats pour apprivoiser une langue inconnue, la naissance de leurs enfants, l’humiliation des Blancs… Une véritable clameur jusqu’au silence de la guerre et la détention dans les camps d’ internement – l’État considère tout Japonais vivant en Amérique comme traître. Bientôt, l’oubli emporte tout, comme si elles, leurs époux et leurs progénitures n’avaient jamais existé.

Traduit de l' anglais par Carine Chichereau

Impossible de rester indifférent à une telle histoire.
Ces jeunes femmes "vendues", mais ces hommes aussi, auxquels on promet un avenir meilleur, ailleurs.
Ces peuples déportés à cause de leur ethnie, ces longues listes d' "ennemis", ces camps de rétention crées pour protéger.
Et l' indifférence des populations locales.
C' est un texte qui pourrait s' appliquer à bien des peuples, et qui me paraît hélas actuel.

L'histoire, c'est celle d' un peuple. Pas de héros, pas de malheur ou de bonheur particuliers, mais un peuple, des hommes, des femmes et des enfants qui marchent, travaillent, aiment, vivent et meurent.
Je n' ai pas particulièrement aimé le style, même si je l' ai trouvé original.
C' est un livre à lire pour son aspect historique et pour ne pas oublier.

dimanche 4 mai 2014

Demain

Guillaume MUSSO

Quatrième de couverture

Elle est son passé...... il est son avenir.
Emma vit à New York. À 32 ans, elle continue de chercher l' homme de sa vie.
Matthew habite à Boston. Il a perdu sa femme dans un terrible accident et élève seul sa fille de quatre ans.
Ils font connaissance grâce à Internet et bientôt, leurs échanges de mails laissent penser qu' ils ont enfin droit au bonheur. Désireux de se rencontrer, ils se donnent rendez-vous dans un petit restaurant italien de Manhattan.
Le même jour à la même heure, ils poussent chacun à leur tour la porte du restaurant. Ils sont conduits à la même table et pourtant... ils ne se croiseront jamais.
Jeu de mensonges ? Fantasme de l'un ? Manipulation de l'autre ? Victimes d' une réalité qui les dépasse, Matthew et Emma vont rapidement se rendre compte qu'il ne s agit pas d un simple rendez-vous manqué...


Je ne sais pas trop quoi dire à propos de ce roman.
Policier entaché de fantastique, ou l' inverse?
C'est le deuxième roman que je lis de cet auteur, et à vrai dire si je n' avais pas mes billets de lectures, je serai bien incapable de me souvenir de "Seras-tu là?".
En tous cas, j' ai suivi l' auteur sans hésiter, l' histoire, même fantastique est crédible et on suit avec intérêt Emma. C' est plutôt bien écrit, les personnages sont sympathiques.
Un bon moment de lecture... mais sans plus.

J' attends ton billet Laurence, pour savoir ce que tu en penses.
Le billet de Laurence ICI.

samedi 3 mai 2014

Les Thanatonautes

Bernard WERBER


Couverture: dessin de Christian Broutin

Quatrième de couverture:

L'homme a tout exploré : le monde de l'espace, le monde sous-marin, le monde souterrain ; pourtant, il lui manque la connaissance d'un monde : le continent des morts.
Voilà la prochaine frontière.
Michael Pinson et son ami Raoul Razorbak, deux jeunes chercheurs sans complexes, veulent relever ce défi et, utilisant les techniques de médecine mais aussi d'astronautique les plus modernes, partent à la découverte du paradis.
Leur dénomination ? Les thanatonautes. Du grec Thanatos (divinité de la mort) et nautès (navigateur).
Leur guide ? Le livre des morts tibétains, le livre des morts égyptiens mais aussi les grandes mythologies et les textes sacrés de pratiquement toutes les religions qui semblent depuis toujours avoir su ce qu'étaient le dernier voyage et le "véritable" paradis. Peu à peu les thanatonautes dressent la carte géographique de ce monde inconnu et en découvrent les décors immenses et mirifiques. Le mot terra incognito recule en même temps que, jour après jour, on apprend ce qui nous arrive après avoir lâché notre dernier soupir.

Raoul Razorka et Michaël Pinson (le narrateur) sont amis depuis l' enfance.
Traumatisé par le suicide de son père Raoul, devenu chercheur au CNRS, va avec l' aide de Michaël, devenu médecin anesthésiste,  tenter d' explorer le seul endroit d' où personne n' est encore revenu, celui des morts.
Le temps des bricoleurs
Nous allons les suivre nos deux héros dans leur premier laboratoire, au sous-sol de Fleury-Merrogis. Leurs cobayes sont des prisonniers condamnés à de lourdes peines et volontaires. Ils mettent ces hommes en mort clinique et avec le soutien d' un politicien ambitieux essaie de les faire revenir à la vie.
Le temps des pionniers
123 cadavres plus tard, vient enfin le temps de la réussite, quelques pionniers reviennent, parlent de ce qu'ils ont vu et la foule emerveillée va faire de nos héros des vedettes.

Le temps des professionnels
Ils vont se perfectionner et finir par atteindre la septième porte. Dans le monde entier les gens se mobilisent et créent des tanatodromes.

Werber entrecoupe son récit de notes diverses, et nous fait revisiter ou découvrir toutes les croyances des mythologies et des religions. Dans son "Ultime" continent l' auteur expose tous nos fantasmes et rêves de futurs après notre trépas. Quelques soient nos origines, notre culture et nos croyances, nous avons tous une idée de cet "avenir".
Parallèlement, ce continent devenant un lieu touristique, il subit tous les effets négatifs d' un tourisme de masse irréfléchi. Les "marchands du temples" ne sont pas non plus absents, le monde moderne entre  dans cet autre monde sans aucun scrupule.
J' ai aimé lire ce livre. Je l' ai trouvé amusant.