lundi 11 décembre 2017

Butor

Vincent de LONGUEVILLE
Présentation de l'éditeur

Butor a froid aux pieds. 

Il quitte La Colline où ses ancêtres se sont installés du temps de la Table Rase. Dans La Vallée, un monde inconnu s’ouvre à lui. Bientôt s’ouvre en lui le désir de devenir un membre de l’espèce aussi moyen de possible. Logement, compte en banque, études, télé-réalité, amours, métiers divers (employé à rien faire, trader, joueur de football, écrivain obscène, artiste peintre, etc.) 

Mais sa quête de normalité est semée d’embûches. Mal dégrossi, notre spécimen peine à intégrer les codes de La Vallée, mais jamais ne se résigne. D’échecs en échecs, il gravit malgré tout l’escalier social de notre occident contemporain. 

Le bonheur, pourtant, prend un malin plaisir à se refuser, et ce n’est qu’en renouant avec son histoire que notre héros verra sa recherche de sens récompensée, et trouvera le chemin de l’apaisement. 

"Rions ensemble du monde qui nous entoure" pourrait être le sous-titre de Butor.

Mon avis

C'est drôle, c'est bien écrit. 
J'ai aimé le coté déjanté du livre.

Ce héros, qui vient de la Colline, va à la découverte d'un autre monde, un monde de consommation à outrance. L'auteur se moque de son époque, de notre époque; il se moque aussi de l'écrivain qu'il est, ou aimerait devenir.
Pourtant Butor, s'il ignore nos moeurs et nos coutumes (disons plutôt "habitudes de consommation") n'est pas inculte, bien au contraire!
C'est un conte, une fable qui sous des traits d'humour nous montre un monde fait d'excès, mais un monde tellement proche du nôtre que j'ai parfois confondu cette parodie avec notre sinistre réalité.
Beaucoup de jeux de mots (parfois trop?!?), une bonne dose d'humour aussi! 
Et s'il est vrai que nos échecs nous grandissent, Butor n'échappe pas à la règle et trouvera peut-être, tel "L'alchimiste" de Coelho la sagesse au bout du voyage.

Je remercie Anaëlle, des éditions "Le texte vivant" pour ce partenariat.


vendredi 1 décembre 2017

Yzé: Le projet Ultima



Présentation de l'éditeur

Yzé a détruit le palimpseste et les tensions entre Wicce sont à leur comble. Mais cette petite victoire sur Ashahell a un goût amer, celui de la perte d'êtres chers.
Le mystère s'épaissit autour de la jeune femme. Qui est-elle vraiment? Pourquoi tous ces mensonges?
Les ennemis des Wicce s'agitent. Que prépare la Fraternité de la Lumière dont les membres multiplient les actions pour s'emparer d'une mystérieuse substance ?
Et pendant ce temps, Ashahell fourbit ses armes pour se venger d'Yzé et enfin mettre la main sur elle.


Mon avis

Est-ce Yzé, notre jeune et jolie héroïne, ou l’écriture de Florent Marotta… j’ai en tout cas pris un immense plaisir en les retrouvant tous les deux.

Yzé pour sa jeunesse, qui parfois m’agace par son arogance. Son groupe d’amis, quatre amis qui à eux seuls peuvent défier le monde, leur monde : Isobel, Matt et Isaac, toujours là pour partager, aider et soutenir. 
Il est étrange ce monde de Wicces, de magis et de frères de la fraternité… Étrange, mais tellement proche du notre… Avec ses haines ancestrales…. Tellement anciennes qu’on ne sait plus où elles prennent leur source ! Ces idées reçues sûr les différences et ces refus des inconnus, de l'autre…
Les pouvoirs m’ont amusée… J’aurai aimé en posséder… pouvoir aussi me téléporter, maitriser le feu, l’eau ou le vent…. Surtout le vent d’ailleurs… (Ici, quand le mistral souffle, ce serait top !)
Je ne pense pas être la cible pour ce genre de roman….Et pourtant, redevenir pour quelques heures une adolescente, ça fait un bien fou… Revoir les choses en noir ou en blanc, jamais en gris… Se battre, même contre des moulins à vent… et être sûre de pouvoir changer les choses…
Les pages qui défilent, le temps qu’on ne voit plus passer… et la grande frustration : «  Il me faudra attendre pour en savoir un peu plus sûr les origines d’Yzé ! »
A bientôt donc avec "Yzé et l'ombre de la mort"

Merci aux éditions Taurnada et à Joël Maïssa pour ce partenariat.


J'ajoute le lien vers le site de l'auteur, 

vendredi 24 novembre 2017

Celle que vous croyez

Camille LAURENS

Quatrième de couverture

Vous vous appelez Claire, vous avez quarante-huit ans, vous êtes professeur, divorcée. Pour surveiller Jo, votre amant volage, vous créez un faux profil Facebook : vous devenez une jeune femme brune de vingt-quatre ans, célibataire, et cette photo où vous êtes si belle n'est pas la vôtre, hélas. C'est pourtant de ce double fictif que Christophe - pseudo Kiss Chris - va tomber amoureux.

Mon avis

C'est une lecture plutôt surprenante.
Refus de vieillir? schizophrénie? Femme jalouse?
J'ai eu du mal à comprendre Claire, 
et pourtant, elle est tellement femme, tellement fragile.
Celle que vous croyez change de page en page, 
devient une autre dans le paragraphe suivant.
On l'aime sans vraiment la comprendre…
Puis on se rend compte qu'on s'est trompé…

lundi 30 octobre 2017

Alan Lambin et le fantôme au crayon.

Jean-Marc DHAINAUT

Quatrième de couverture

Six ans avant "La Maison bleu horizon", Alan Lambin était déjà confronté à l'impensable.

Une enquête inédite explorant le monde du paranormal avec sensibilité et émotion

Mon avis

Sandrine Ledantec est veuve. Son fils Ronan a disparu. Il aimait dessiner, avait un certain talent…En compagnie de son ami Paul, Alan va permettre à cette maman de faire son deuil.

J'ai vraiment pris beaucoup de plaisir en lisant cette petite nouvelle de vingt-quatre pages!
Découvrir Alan Lambin débutant dans ses recherches, faire la connaissance de son ami Paul Belvague. 
C'est bien écrit, rien de larmoyant ou de sinistre, une approche rapide de l'écriture et de l'univers fantastique de Jean-Marc Dhainaut. 

dimanche 29 octobre 2017

Récidive

Sonja DELZONGLE

Quatrième de couverture

Saint-Malo, hiver 2014. Du haut des remparts, sorti de prison, Erwan Kardec contemple la mer en savourant sa liberté. Il y a trente ans, il a tué sa femme à mains nues, devant leur fille, Hanah. Jamais il n’aurait été démasqué si la fillette n’avait eu le courage de le dénoncer. Malade, nourri d’une profonde haine, il n’aura de cesse de la retrouver avant de mourir.

À New York, au même moment, Hanah, qui a appris la libération de l’assassin de sa mère, est hantée par le serment qu’il lui a fait de se venger. De cauchemars en insomnies, son angoisse croît de jour en jour. Pourquoi a-t-il tué sa mère? Quand surgira-t-il? Quels sont ces appels anonymes?

La confrontation est inévitable.

Quand on est traqué, mieux vaut-il se cacher, ou regarder la mort dans les yeux?


Mon avis

Comme j'ai souffert en lisant ce roman!
Comme j'ai eu peur pour Hanah!
Comme j'ai détesté ces pères… !
Une lecture addictive! 
Un livre qu'on ne laisse pas de côté. 
Une héroïne passionnante. 
Un auteur que décidément j'aime beaucoup!

L'avis de Laurence 

Celui de Cassiopée 

vendredi 20 octobre 2017

Comment ne pas tuer une araignée

Alex EPSTEIN

Quatrième de couverture

Ouvrage traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech. 

« Quand je commence à écrire une histoire très courte, 
je l'imagine toujours comme un roman. 
Et dans un univers parallèle, 
il existe peut-être un écrivain fou 
qui est actuellement en train d'écrire ces romans. » 
A. Epstein. 

« Les textes d'Alex Epstein sont un écho virtuose 
et original à la grande tradition de la littérature mondiale,
 comme si la tension entre le classique et l'inspiration improvisée 
créait dans l'esprit du lecteur l'équivalent littéraire 
d'un croisement entre Mozart et Miles Davis. » 
Etgar Keret. 

Alex Epstein est né en 1971 en Russie. 
Il vit en Israël depuis l'âge de huit ans. 
(source éditeur)


J'ai été surprise par la forme même de l'ouvrage… pas vraiment des nouvelles, des histoires plus ou moins courtes…
La plus courte: (peut-être?!?)
"À débattre:
Même le dernier homme au monde 
écrit un roman."
La plus longue doit faire plus ou moins quatre pages.

J'ai souri parfois, été intriguée quelquefois!
Mais il m'est arrivé de ne pas comprendre, de relire, de lire à un tiers pour avoir son avis… pour le moins aussi dubitatif que le mien.
C'est une lecture originale, un mélange de surréalisme, de poésie, d'absurde que j'ai beaucoup aimé. Se laisser aller au fil des mots, ne pas se prendre la tête ou se creuser la cervelle pour aller plus loin avec l'auteur ( la Shoah est très présente).
Le titre de l'ouvrage est aussi le titre de la dernière histoire du recueil.

mercredi 18 octobre 2017

L'homme de leur vie

Françoise BOURDIN

Quatrième de couverture

À quarante ans, Louis Neuville est un compositeur de talent. Quand France le rencontre, elle tombe immédiatement sous son charme. Il est veuf, elle est divorcée, tout pourrait être simple. Mais Alix, la soeur jumelle de Louis, ne gère pas seulement la carrière de son frère, elle entend aussi régenter sa vie privée et n'a pas l'intention de laisser une femme s'immiscer entre eux.
Quant à Frédéric, le fils de Louis, il accepte mal la complicité qui naît très vite entre son père et Romain, le fils de France, guitariste doué et passionné. Jaloux, mal dans sa peau, Frédéric fera tout lui aussi pour empêcher les deux amants d'être heureux.
France réussira-t-elle malgré tout à conquérir l'homme de sa vie ? Sans un petit coup de pouce du destin, il semble difficile que les conflits s'apaisent…

Une histoire plutôt sympathique entre une femme divorcée enseignante et un veuf, musicien célèbre.
Une histoire d'amour que je vous conseille si vous aimez la romance!