samedi 14 janvier 2017

Un cadavre dans le pétrin

Jean LAURENT


Quatrième de couverture

La recherche de la vérité peut amener à des révélations surprenantes...
Jean (Nono) mène une vie de lycéen chez ses parents. Il souhaite devenir ingénieur. Il refait le monde avec son ami Paul qui habite le même immeuble. Un jour, achetant son pain, il bavarde plus longuement avec Rose, la fille de la boulangère. Débute alors avec elle une relation amoureuse. Alors qu'ils filent un grand amour, Rose disparaît mystérieusement. Rapidement l’enquête se met en place, mais des faits surprenants la font basculer. Anéanti par cette disparition, et perturbé par la tournure prise par l'investigation, Nono fera tout pour découvrir l'effroyable vérité.

Je dois bien l'avouer, j'ai été déçue par cette lecture. Je m'attendais à un petit roman policier, je découvre un roman plus érotique que sentimental, mais pas vraiment une intrigue policière. 
Si l'auteur ne donne aucune date, je situerai ce récit dans la fin des années soixante, début soixante-dix.
Lorsqu'il rencontre Rose, Jean est un jeune homme qui prépare le bac, à peine plus âgée, elle est en faculté. Leur relation me parait être plus une relation sexuelle que sentimentale…Un poème de Hugo, et hop…une fellation. C'est sûr, c'est avec beaucoup de sensualité que Rose caresse notre héros, et les jours suivants, elle prendra un coussin, pour ne pas avoir mal aux genoux…Un stade pour écrin de  cette relation…Les vacances, et l'auteur nous raconte sa vie d'enfant chez sa grand-mère, des souvenirs agréables à lire. 
Trois mois plus tard, c'est avec "La dame infidèle" poème d'Antoine Sabatier de Castres qu'ils auront leur première relation sexuelle partagée… La scène est bien décrite. Toujours le stade pour cadre de cet amour! 
Lorsque Rose disparait, on imagine sans trop de difficultés ce qui a pu se passer…
Il restera un jeune homme marqué pour le reste de sa vie par son premier amour tragiquement disparu.

Je remercie Anaelle, des éditions Publishroom pour ce partenariat.


Un cadavre dans le pétrin de Jean Laurent



Congo requiem

Jean Christophe GRANGÉ


Quatrième de couverture

On ne choisit pas sa famille mais le diable a choisi son clan. 

Alors que Grégoire et Erwan traquent la vérité jusqu’à Lontano, 
au coeur des ténèbres africaines, 
Loïc et Gaëlle affrontent un nouveau tueur 
à Florence et à Paris.

Sans le savoir, ils ont tous rendez-vous 
avec le même ennemi : L'Homme-Clou.

Chez les Morvan, tous les chemins mènent en enfer.

J'ai enfin pu la lire, la suite annoncée de "Lontano"
J'ai retrouvé avec plaisir la plume de Jean-Christophe Grangé, et cette famille si particulière.
L'auteur ne nous laisse aucun répit. Nous voyageons avec Grégoire et Erwan au coeur d'un Congo en guerre, un Congo où tout est corrompu, où les peuples meurent de cette corruption. 
Nous passons par Paris avec Gaëlle, par Florence avec Loïc pour nous retrouver en Bretagne.
Tout va très vite, pas le temps de respirer, à peine celui de réfléchir.
Un bon moment de lecture.

samedi 7 janvier 2017

Impurs

David VANN

Quatrième de couverture

Été 1985. En plein cœur de la Vallée Centrale de Californie, Galen, vingt et un ans ans, vit seul avec sa mère. Étouffé par son amour exclusif, le jeune homme se réfugie dans la méditation. Leur existence est rythmée par les visites inopportunes de sa tante et de sa cousine trop sexy, et par celles qu’ils rendent à sa riche grand-mère dont la mémoire défaille. Mais l’accumulation de rancœurs entre les deux sœurs et l’obsession de Galen pour sa cousine ne tarderont pas à les mener au bord de l’explosion.
Traduit de l'américain par Laura Derajinski


"Familles! je vous hais! Foyers clos; portes refermées; possessions jalouses du bonheur." 
(André Gide Les nourritures terrestres.)

Avec ce roman David Vann nous emmène au coeur de la Californie, dans un domaine autrefois prospère, aujourd'hui occupé par une mère et son fils qui vivent de peu…qui survivent plutôt. Une grand-mère en maison de retraite, qui certes n'a plus toute sa tête, mais porte à Galen une admiration sans limite. Une tante et sa fille complètent cette famille.
Les relations entre toutes ces femmes ne sont que conflits, rancoeurs, jalousies. Alors, sans doute pour s'évader notre héros médite à l'excès. On sent très vite le déséquilibre de ce jeune homme, son refus de la nourriture, ses rêves éveillés, son désir de communion avec la nature poussé à son paroxysme.
Les histoires tues, les non-dits, les sensations, les images de sévices, le silence de sa mère qui l'enferme, non pour le protéger, mais pour ne pas être seule…
Je n'ai pas toujours su si Galen vivait certaines scènes ou si son esprit malade les imaginait. Mais au fil des pages, malgré la beauté de certains lieux, les descriptions magnifiques de l'intensité de la chaleur…et la fraicheur de la nuit, le malaise est là, intense, insupportable.
C'est une lecture dure, il faut être solide pour aller au bout de ce roman. C'est une longue descente aux enfers, sans retour possible que nous offre l'auteur.

Je remercie Partage lecture et les éditions Gallmeister pour ce partenariat.

samedi 31 décembre 2016

Une bonne année





À vous, qui avez la gentillesse de venir me lire,
à vous qui laissez des commentaires, 
qui me font plaisir, m'enrichissent, et me donnent envie de continuer,
à toutes les personnes, anonymes qui passent, sans faire de bruit,
je souhaite une bonne année, de belles lectures, et beaucoup de tendresse.

vendredi 30 décembre 2016

Le souffleur de rêves

AQUILA


Pour cette lecture commune, Partage Lecture a proposé une lecture interactive.

En accord avec un auteur non encore édité de la communauté: http://www.co-libr-e.com/
mais dont le livre est finalisé. 
Nous avons lu et commenté au fur et à mesure de notre lecture "Le souffleur de rêves" de Aquila.

L'auteur est passé pour lire et répondre à nos commentaires.
Je dois dire que j'ai trouvé ce jeune auteur courageux d'accepter ainsi les critiques et de s'exposer.
Bravo donc à Aquila pour sa participation. Merci pour ses réponses et son fair-play!

J'ai trouvé sympathique de vouloir réunir une petite fille, Alice, à un vieil homme, Léon.
Elle n'a plus son papa, n'a pas de frère, ni de grand-père. Seule sa maman est là et s'occupe d'elle! Elle n'a aucun référent masculin, et personne ne peut lui parler du passé, d'un autrefois si nécessaire à la construction.
Léon n'a pas d'enfant, à qui expliquer d'où il vient, pourquoi et comment il est devenu souffleur de verre, et qu'à travers son souffle, il sculpte les rêves.

De très jolies descriptions de l'univers de Léon, du vécu d' Alice, de leur rencontre.

Mais tellement d'anachronismes, d'erreurs sûr une époque que l'auteur ne connait que par ouïe dire… 
c'est dommage…Si les échographies avaient existé, Simone aurait peut-être eu son enfant…les euros pas encore en cours, les voitures…L'auteur doit, s'il veut parler d'une époque qui n'est pas la sienne se documenter, faire des recherches, s'imprégner de l'époque…qu'elle que soit l'époque. 

Lecture commune novembre-décembre 2016

samedi 17 décembre 2016

Un dernier tour

Frank THILLIEZ


Quatrième de couverture

Des cadavres sont découverts en montagne : un homme, une femme puis une jeune fille.
Paul Mourier, de la police criminelle grenobloise, est mis sur l'enquête. Amnésique et handicapé suite à un incendie qui s'est déclaré chez lui quatre mois auparavant, il est aussi un peu alcoolique.
Les corps et les indices retrouvés sur les victimes permettent à Mourier de faire le lien avec L'Alpe d'Huez et le Galibier et donc avec le Tour de France.
Son enquête le mène à Rémy Van Hassen, un jeune coureur cycliste belge.
La confrontation entre les deux hommes va permettre à Mourier de reconstituer son histoire…


Elle ne fait que 13 pages, c'est une toute petite nouvelle…
L'inspecteur Mourier est "un peu" alcoolique, mais dans la littérature policière, ce n'est pas rare, handicapé, l'inspecteur Cormoran Strike imaginé par Robert Galbraith, pour ne citer que lui, l'est!
Mais amnésique et travaillant à la police criminelle de Grenoble… (!!?!!)
Une histoire plutôt originale, où les cadavres se suivent et guident Moutier vers le tueur et surtout ses souvenirs.



jeudi 15 décembre 2016

Un parfum d'herbe coupée

Nicolas DELESALLE

Quatrième de couverture
Le jour où mon père a débarqué avec son sourire conquérant et la GTS, j'ai fait la gueule. Mais j'ai ravalé ma grimace comme on cache à ses parents l'odeur de sa première clope. J'ai dit « ouais », j'ai dit « super », la mort dans l'âme, même si j'avais compris que la GTS pour la GTX, c'était déjà le sixième grand renoncement, après la petite souris, les cloches de Pâques, le père Noël, Mathilde, la plus jolie fille de la maternelle, et ma carrière de footballeur professionnel.
N. D.
À travers des instantanés de vie, Kolia convoque les figures, les mots, les paysages qui ont compté. Des petits riens qui seront tout. Remarquable et universel.


Beaucoup de plaisir en lisant ces souvenirs d'enfance…
"Il ne s'est rien passé dans mon enfance. J'ai été aimé. Je n'ai pas connu la guerre, la faim, la violence, la pauvreté, l'alcool, la délinquance, je n'ai pas été violé. Je n'ai aucune revanche à prendre sur cette enfance-là, je n'ai aucun coup de boule à donner. Il faut croire que même les enfances en mousse s'enfoncent en nous."
J'ai aimé le regard de l'auteur sur son enfance, j'ai apprécié la façon dont il s'est ouvert à la vie, suivre son chemin vers le monde adulte. Ses découvertes, ses peurs, ses chagrins et ses rires.
Lecture commune novembre-décembre 2016